I. — Causes anatomiques
Nous y avons insisté, rappelons :
Le rapport intime des deux appareils;
La communauté de leur système nerveux;
La communauté de leurs collecteurs lymphatiques; Les connexions de leur vascularisation.
Il. — Causes physiologiques.
L'’uretère entre en rapport avec la lésion de voisinage par sa tunique externe, la plus riche en vaisseaux et en nerfs. C’est par son intermédiaire qu’il supporte cette lésion ou réagit contre elle.
Expérimentalement, ZANNE a étudié le processus. Faisant agir sur l’uretère des bouillons microbiens variés, il a obtenu : — avec un bouillon simple, stérile, privé de toxine une exci-
tation évidente.
— avec un bouillon de streptocoques ou de staphylocoques munis de leurs toxines : d’abord longue excitation, puis parésie.
Bien que les conditions expérimentales soient toujours différentes des conditions humaines, ces résultats ne sont pas moins des preuves de la possibilité d’un mécanisme identique réalisé par les affections inflammatoires.
En outre nous avons constaté combien en physiologie expérimentale, les réactions observées peuvent varier : une hydronéphrose survient dans certains cas, et manque complètement dans d’autres. Les troubles dynamiques semblent se manifester d’abord, précédant en date les troubles mécaniques. Les deux sortes de troubles peuvent s'associer de façon variable.
Ces variations expérimentales ne sont-elles pas superposables aux conditions de la clinique ? La diversité des infections génitales : métrites, péri-métrites, annexites simples, pyosalpinx, phlegmons du ligament large, etc., explique les variations