‹ L'uretère en gynécologieChapitre 30 sur 64 · AU COURS DES AFFECTIONS INFLAMMATOIRES DE L'UTERUS ET DES ANNEXES · texte numérisé non relu

AU COURS DES AFFECTIONS INFLAMMATOIRES DE L'UTERUS ET DES ANNEXES

Les affections inflammatoires, aiguës, subaiguës ou chroniques, constituent la partie la plus importante de la gynécologie. Comment l’uretère se comporte-t-il au cours de leur évolution ? C’est là un point capital à préciser pour deux raisons.

D'une part, on sait qu’à ces affections s'associent de façon courante, pour ne pas dire constante des symptômes urinaires. Or ces signes urinaires ne sont pas seulement des petits faits de séméiologie quotidienne, ni seulement les petits inconvénients de chaque jour de la chirurgie gynécologique. Ils sont souvent des signes d'alerte, plus ou moins fugaces, indiquant au delà de l’étiquette habituelle de cystite, des troubles cachés de l’arbre urinaire tout entier.

D'autre part, des discussions se sont élevées à l’Académie de Chirurgie au sujet des lésions post-opératoires de l’uretère. Certains estiment qu’indépendamment des lésions opératoires, il existe des lésions inflammatoires pré-opératoires dues à la lésion causale, lésions auxquelles ils attribuent la prépondérance dans la genèse des complications secondairement observées. Notre Maître le Pr DuvaL a insisté sur le fait que la moindre constatation d’une lésion uretérale post-opératoire peut entraîner une question de responsabilité personnelle du chirurgien. Il y a donc lieu d’étudier l’uretère dans les métro-annexites et dans les inflammations du ligament large, en dehors de toute intervention.

Des faits intéressants ont déjà été publiés :

En France H. BLANC a observé une dilatation de l’uretère consécutive à un phlegmon de la base du ligament large. Nous reviendrons sur le gros intérêt de cette observation à partir de laquelle l’auteur a pu étudier la physio-pathologie uréterale dans les affections gynécologiques.

Au Congrès de Prague, MILAN JANU a apporté en 1932, une grosse documentation sur le sujet. Il explique le mécanisme des lésions uretérale par le jeu de l’hypérémie, l'irritation des terminaisons nerveuses et surtout l’exsudation sous-péritonéale. Il a rapporté 8 cas d’annexites aiguës et 5 cas de périannexites, à propos desquelles il a décrit les lésions : à savoir une déviation urétérale latérale à la radiographie, et sur des pyélogrammes de l’hypertonie et de l’hyperkinésie.

A ces formes aiguës il oppose 8 cas d’annexites chroniques 5 cas de « paramétrites » subaiguës et enfin 17 cas de « paramétrites » à évolution chronique sclérosante. Dans ces derniers cas l’image observée est celle d’un uretère redressé, raidi, avec effacement de sa courbure pelvienne.

En 1923, HORTOLOMEI et BURGHELE ont insisté sur un point qui nous paraît intéressant pour la pathogénie : interprétant d’abord les troubles d’origine inflammatoire comme des atonies uretérales, ils constatent avec surprise que la dilatation varie sur des urographies intra-veineuses en séries, et disparaît par le traitement de l’annexite causale. Cette notion de spasmodicité nous paraît en accord avec les dornées physiologiques les plus logiques et confirme les observations de MILAN JANU.

D’autres ont aussi insisté sur ces notions et en particulier FRANCHE et GATOSKI.

En France, depuis une dizaine d'années M. CHEVASSU a peu à peu accumulé suffisamment d'observations et de documents

pour permettre de pouvoir faire maintenant le point sur la question.

Mécanisme.

L’uretère peut sans aucun doute être lésé dans les infections génitales. De nombreuses causes peuvent l’expliquer : anatomiques, physiologiques et cliniques.

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