‹ L'uretère en gynécologieChapitre 58 sur 64 · IX · texte numérisé non relu

IX

L'uretère est influencé par tous les changement de position de l’utérus : rétroversion, latéro-version ou prolapsus. Il peut être influencé en bien ou en mal par les interventions qui ont pour but le redressement de ces vices de position.

L'uretère n’es pas influencé par le cancer du corps de l’utérus. Il est toujours lésé dans l’évolution du cancer du col non

traité, mais à une phase tout à fait avancée de son évolution. Il

est alors atteint par le jeu de la compression mécanique basse et non par la propagation néoplasique même. Il peut être comprimé au niveau des récidives ganglionnaires.

A la phase terminale, son drainage peut diminuer de façon appréciable les douleurs de distension, diminuer l'infection et retarder l’anurie.

L'uretère ne doit pas être lésé dans la majorité des interventions gynécologiques à technique réglée, pourvu que cette technique soit correcte et que l’attention du chirurgien soit sur lPuretère à certains moments déterminés de ces interventions.

Néanmoins il est lésé trop fréquemment.

Il faut distinguer :

— des lésions opératoires immédiates, survenant au cours de . l'intervention ou sè signalant rapidement en inhérente à l'acte même. Elles sont variées et le mécanisme de production change pour chacune;

—- des lésions opératoires secondaires ou tardives, qui sont des enserrement de l’uretère dans un processus cicatriciel au niveau du foyer opératoire : les observations en sont nombreuses, Elles n’ont pas de rapport avec la valeur du chirurgien. Elles sont souvent lentes à se constituer,

et leur évolution se compte en années. Elles sont le plus souvent méconnues, par absence d’examen radiologique des uretères.

En aucun cas, la responsabilité du chirurgien ne saurait être engagée par ces rétrécissements secondaires ou tardifs. Les lésions causales, en particulier les lésions inflammatoires

réalisent des lésions uretérales avant l'intervention, continuent. après, et sont souvent dangereuses pour l’uretère par leur pro-.

cessus même de guérison. F

Toutes les lésions uretérales nécessitent un traitement spécial, parfois chirurgical, plus souvent encore des cathétérismes dilatateurs, des lavages du bassinet, ou un traitement général comme la sérothérapie anticolibacillaire.

Si elles sont méconnues, elles aboutissent progressivement et silencieusement à l’urétéro-pyélonéphrose et enfin à la mort fonctionnelle du rein.

Au cours du premier diagnostic comme au cours de l’évolution, l’exploration urologique fait partie de la gynécologie. La pathologie uretérale doit prendre place dans la gynécologie. A la faveur des explorations urologiques modernes, le diagnostic gynécologique doit s’améliorer toujours, parfois se rectifier et la thérapeutique doit s’adapter ou se compléter.

Vu : Vu :

LE Doyen, Le PRÉSIDENT DE LA Taser, TIFFENEAU. CHEVASSU.

Vu et permis d'imprimer :

Le RECTEUR DE L’ACADÉMIE DE Panis,

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