CONCLUSIONS
Des modifications de l’uretère sont fréquemment simultanées ou secondaires à toutes les modifications de l’appareil génital féminin. Ces modifications uretérales sont évidentes ou latentes.
Le mode de réaction de l’uretère aux affections gynécologiques est le plus souvent une sténose localisée entraînant une dilatation uretéro-pyélique sus-jacente facile à infecter par le colibacille.
Dans un but simplement clinique mais qui est de la première importance, le chirurgien doit connaître dans ses détails précis et même ses anomalies. :
L'anatomie de l’uretère sur le vivant c’est-à-dire essentiellement, l’anatomie radiologique pour laquelle luretéro-pyélographie rétrograde avec mise en tension de l’uretère par la sonde bouchon est le moyen le meilleur dans tous les cas, et le seul pour ce qui est des lésions gynécologiques.
Pour ce qui de de l’anatomie descriptive, il y a lieu d’insister sur l'intérêt considérable des connexions du système nerveux uretéral avec celui de appareil génital, sur l’importance des artères anormales, et des rapports de contiguité et de continuité des efférents lymphatiques uretéraux et génitaux.
Les données expérimentales les plus récentes et leur comparaison aux constatations radiologiques tendent à attribuer dans les troubles urétéraux la place prépondérante aux facteurs mécaniques, la place secondaire aux phénomènes dynamiques. Ceux-ci semblent correspondre en clinique à des si-
gnes fonctionnels bruyants et en partie à l’élément douleur
si difficile à analyser en gynécologie.
L'étude de la pression au cours des urétéro-pyélographies rétrogrades et la mesure du volume injecté vérifient la valeur du test de réplétion rénale indiqué par la douleur lombaire. Si Puretère est mis en tension à une pression très peu variable, sa capacité maxima pour atteindre cette pression est, au contraire, des plus variables d’un sujet à l’autre.
La grossesse agit toujours sur la morphologie et le fonctionnement de l’uretère.
Il convient d'établir une distinction formelle anatomique et
radiologique entre l’uretère de la nullipare et l’uretère de la multipare. |
Il s’agit certes là plus d’une modification morphologique dont l’aspect peut poser des diagnostics radiologiques difficiles avec les lésions gynécologiques. Les uretères qui ont été atteints de pyélonéphrites graves ou même latentes restent
marqués définitivement et dilatés de façon caractéristique. Les
récidives de l'infection à colibacille sur ces dilatations peu-
vent constituer une source de complications post-opératoires sérieuses, si on les méconnait.
Au cours de l’évolution des tumeurs bénignes, fibromes de moyen volume, kystes de l’ovaire libres, les lésions de l’uretère sont exceptionnelles. Par contre, dans les gros fibromes ou dans les fibromes et kystes enclavés dans le ligament large, des compressions uretérales importantes ont été observées. Mais étant donné l’évolution particulière des tumeurs du ligament large, elles n’ont point le temps d’entrainer des complications urinaires caractéristiques, et sont surtout des occasions de complications opératoires.
Au cours des affections inflammatoires de l’appareil génital: infection utérine et péri-utérine, métrites et salpingites, l’urefère
— Peut dans certaines formes aiguës se dilater rapidement, lésions dynamiques régressives habituellement consécutives à un obstacle sous-jacent qui peut d’ailleurs être minime ;
— Dans la majorité des cas sa souffrance se traduit par des troubles dynamiques variés.
- — J1 semble particulièrement atteint dans les phlegmons du ligament large.
— Au cours des salpingites on peut dès le début sur des nullipares, déceler au moyen de l’uretéro-pyélographie rétrograde de fines modifications urétérales, avec tendance à la dilatation.
— Cette dilatation devient évidente dans de nombreux cas à la phase subaiguë et chronique.
—Tardivement, à la phase de guérison, l’uretère peut être nettement comprimé par une sorte de selérose cicatricielle et cette lésion latente doit être recherchée systématiquement si des douleurs caractéristiques coexistent avec des antécédents de salpingite.