FACTEURS QUI MODIFIENT LES MOUVEMENTS
Avant d’en citer un seul, il convient d’insister ici sur un point qui explique à la fois la diversité des théories, et les difficultés de l’étude dynamique de l’uretère, c’est le fait que
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l’uretère est très capricieux, très variable, très susceptible. Il semble qu’il ait son temps pour évacuer l'urine, et à la moindre excitation il pourra s’immobiliser comme un uretère de cadavre, alors qu’à un autre moment, il sera hyperkinétique. Rien n’est plus facile que de provoquer un spasme dans certains cas, alors que dans d’autres, une cause mécanique évidente n’entraînera aucun trouble du dynamisme. C’est là l’écueil et le danger des méthodes dynamiques d'exploration. Il faudrait multiplier les examens pour qu'ils prennent une valeur réelle, ce qui est peu pratique en clinique. Tel spasme qui semble bien localisé un jour, n’existera plus le lendemain. Alors qu’une petite sonde ne passe pas, ou accroche, elle passera facilement à un autre examen. Cet état de grande sensibilité est une notion qui cliniquement peut donner l’explhication de certains phénomènes douloureux. Mais doit-on chercher à en tirer des conclusions diagnostiques ou thérapeutiques, nous ne le croyons pas. En Amérique, on l’a beaucoup fait, en France on en a plus parlé qu’on ne l’a fait. Actuellement la pathologie uretérale doit se simplifier de plus en plus, et non se compliquer. C’est néanmoins une acquisition des plus importantes que cette notion qu’un organe est variable dans son comportement, d’un sujet à l’autre, d’un moment à l’autre avec souvent le même excitant. Le fait qu’il soit si susceptible, doit faire étudier avec prudence et réserve les résultats des explorations, qui même très doucement pratiquées n’en sont pas moins des effractions, des modifications de l’état normal. L'opinion qu’on se fait à partir de ces explorations doit être fondée sur l'appréciation relative d'un examen par rapport à des quantités d’autres.
Les modificateurs des contractions uretérales sont : soit mécaniques, soit thermiques, soit chimiques, soit hormonaux.
A. — Facteurs mécaniques.
— La présence d'urine dans le conduit uretéral, ou l’injec-
tion de divers liquides dans le bassinet, provoquent les mouvements. |