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L'ANATOMIE DE L'URETERE SUR LE VIVANT

Elle est d'acquisition moderne. Sa connaissance résulte du magnifique moyen d'étude qu'est la radiologie avec injection

— JD —

opaque : la pyéloscopie et surtout l’uretéro-pyélographie. Ce dernier procédé réalise de véritables photographies instantanées de l’uretère en place sur le vivant. Il en permet la comparaison à différents moments, successifs ou éloignés. Il a permis d'établir un atlas infiniment varié des aspects de l’uretère normal, anormal et pathologique.

Cette anatomie radiologique est la plus importante à connaître dans ses moindres détails, car cet uretère là est vraiment l’uretère chirurgical. Alors qu’il suffit d’un schéma pour apprendre l’anatomie classique, il faut une longue expérience et l'examen de centaines de clichés pour parler de l’uretère sur le vivant avec quelque autorité.

MM. Duvaz et GRÉGOIRE étudiant l’uretère sur le vivant, les premiers, par la radiographie, décrivent : un fuseau lombaire, un fuseau pelvien et un rétrécissement marginal.

Les premiers, ils nient le collet anatomique et en font une déformation pathologique : le premier degré des hydronéphroses.

CORDIER étudiant dans le service du Professeur CHEVASSU l’uretère au moyen de l’uretéro-pyélographie rétrograde, et d'autre part pratiquant des dissections par décollement souspéritonéal, a précisé deux ordres de notions : notions morphologiques et notions topographiques.

Notions morphologiques.

1° L'image classique du collet n'est qu'un rétrécissement cadavérique sur un uretère qui a perdu ses qualités physiologiques.

2° Le rétrécissement marginal est net dans la moyenne des cas. Lorsqu'il est peu net, ce phénomène est expliqué par le changement brusque de direction. :

3° La dilatation lombaire est inconstante ou très légère, seul un fuseau lombaire bas situé, avec augmentation graduelle

du calibre de l’uretère de haut en bas, est une image anatomique.

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4° L'aspect de l’uretère pelvien est variable, tantôt de calibre uniforme oblique ou concave comme direction, tantôt en fuseau total, ou partiel, ou double. L’encoche dans le ligament large qui est attribué par certains au croisement de l’'utérine, a été trouvée dans un cas chez l’homme.

9° La portion intra-pariéiale est étroite.

Notions de topographie.

Pour ce qui est de la topographie et des rapports avec le squelette, les notions classiques sont trop rigides (CHEVASSU et CORDIER).

L'aspect est plus variable : CORDIER a vu l’uretère se projeter sur le sommet des costiformes lombaires dans deux cas.

Dans le plan sagittal, l’uretère décrit deux courbures

La première sur la saïllie du psoas et la marge du bassin.

La deuxième pelvienne, concave en haut, en avant, en dedans.

Chez la femme il faut diviser en :

— portion pariétale : uretère très concave en haut, en arrière et en dehors ;

— portion viscérale : concave en haut, en avant, en dedans.

Dans le plan frontal :

L’uretère est oblique en bas et en dedans, et le rapport avec les costiformes varie avec chaque vertèbre.

Les extrémités supérieures des deux uretères sont éloignées de 8 à 9 cm.

Les extrémités inférieures des deux uretères sont éloignées de 2 à 3 cm.

En général, l’uretère croise :

La troisième costiforme à son sommet ;

la quatrième costiforme à l’union du 1/3 moyen du 1/3 externe ;

La cinquième costiforme à l’union du 1/3 moyen et du 1/3 interne.

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Sur les urétéro-pyélographies rétrogrades, dans vingt-cinq cas, la projection de l’uretère est nettement en dedans de l’articulation sacro-iliaque, ce qui est dû aux parties molles interposées, puisqu’à la dissection il croise la partie inférieure

de l’interligne.

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Il. — PHYSIOLOGIE DE L'URETERE

Le bassinet et l’uretère forment un système musculaire creux à fibres lisses, procédant à l’évacuation urinaire par ondes péristaltiques.

Le bassinet présente :

— d’une part des petites oscillations pendulaires ;

— d'autre part des contractions en masse fréquentes (LÉ- GUEU, FEY et TRUCHOT).

Il s’évacue chez un sujet normal en un temps variable, de deux à dix minutes.

Puis, l’urine descend du bassinet par ondes péristaltiques : en un point, une contraction combinée des fibres longitudinales et des fibres circulaires se produit et l’urine est poussée vers le bas, tandis que la lumière uretérale se forme derrière elle. A une contraction d’un segment fait suite la dilatation du segment sous-jacent et ainsi de suite.

L’uretère s’amincit et devient comme un cordon, il pâlit par la constriction de ses vaisseaux.

A la contraction succède un relâchement, marqué par la réapparition de la coloration rosée.

Dans les contractions l’uretère se déplace légèrement vers le rein.

On observe une onde toutes les 6 à 20 secondes.

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