LES CLICHES SUR SONDE
L'urographie constitue une épreuve aussi physiologique que possible. Elle est irremplaçable à ce point de vue, et ses renseignements sont inégalables. Mais on sait combien les urétérogra-
AS, pannes
phies descendantes sont incomplètes. [1 faudrait pour pouvoir obtenir des renseignements véritablement utilisables, prendre pendant la brève période. qui succède à la levée de la compression, des clichés en séries extrêmement rapprochés comme on le fait pour radiographier le transit gastro-pyloro-duodénal. La comparaison des différents clichés d'évacuation suivant la technique habituelle, donne une idée de la valeur fonctionnelle de l'uretère, mais dans l'état actuel de nos connaissances, les images obtenues par voie rétrograde sont plus complètes, plus étendues, moins fragmentaires. Il n'est pas ici question d'en préciser les avantages et les inconvénients respectifs. Il est des cas où l'on peut s'en passer. d'autres où la voie rétrograde est indispensable. C'est affaire de
discipline urologique en général, et non pas d'indication propre à
l'affection en cause ici.
Dans l'avenir, à mesure que l'on sera mieux familiarisé avec les
images urographiques, que le diagnostic sera soupçonné plus tôt et. que la voie excrétrice encore suffisamment tonique aura gardé un péristaltisme suffisant pour permettre d'obtenir des urétérographies descendantes valables malgré le trajet anormal de l'uretère, à ce moment-là, les indications des explorations par voie basse diminueront vraisemblablement. Il n'est jamais complètement anodin de pratiquer un cathétérisme urétéral. Les hydronéphroses sont parfois le siège de flambées inflammatoires redoutables, après un simple cathétérisme effectué dans un but diagnostique ou thérapeutique. Il peut être encore plus fâcheux d'y introduire une substance opaque, même en l’additionnant comme on le fait fréquemment, d'une solution d’äntibiotiques. RANDALL et CAMPBELL, dans leur premier cas, signalent l'accident fébrile accompagné de frissons qui suivit le cathétérisme explorateur.
Sur les 34 cas observés cliniquement, 31 fois on a fait une pyélographie ou une urétéro-pyélographie rétrograde.
Dans la majorité des cas, les auteurs ont donc jugé qu'il était préférable d'assurer leur diagnostic par des examens rétrogrades. Ceux-ci varient suivant le résultat recherché :
— le cliché sur sonde montre le trajet de l'uretère avec la déformation caractéristique par rapport au rachis lombaire :;
— la pyélographie rétrograde, ou mieux l'urétéro-pyélographie, a l'avantage de dessiner à la fois le trajet de l'uretère et les modi- - fications de la voie excrétrice supérieure. Ses renseignements étaient fondamentaux à l'époque des premières publications où l’urographie n'était pas encore passée dans le domaine des investigations courantes. À ce moment, la valeur fonctionnelle était évaluée par la sécrétion des colorants, la morphologie par la pyélographie. C'est dire l'intérêt sans égal de l'urographie qui renseigne à la fois sur l'état fonctionnel-et ‘morphologique. Nous pensons donc que, dans l'avenir, se restreindront les indications des explorations basses.