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LA DIRECTION À DONNER À LA SECTION

Elle ne constitue pas un facteur décisif. Théoriquement la

section oblique constitue une bouche plus large et est moins vouée

au rétrécissement. La pratique ne nous a pas montré, dans les cas publiés, sa supériorité sur la section transversale dont l'anastomose nous paraît plus facile et plus simple à réaliser.

L'ANASTOMOSE PROPREMENT DITE.

Elle doit être faite avec le plus grand soin. Obéissant en cela à des principes élémentaires de chirurgie générale, elle doit porter sur des segments bien vascularisés et dont le supérieur a conservé son péristaltisme (la section ayant supprimé le fonctionnement du système nerveux autonome du bout inférieur).

La tranche de section doit saigner suffisamment ; les segments à anastomoser doivent être souples, extensibles, avoir conservé leur coloration normale. Si les extrémités sont pâles ou violacées, inextensibles, immobiles, indurées, il faut pratiquer une recoupe de la tranche jusqu'à ce que l'étoffe soit propre à l'anastomose, sous peine d'échec complet.

L'anastomose se fait à points séparés, soit au catgut, soit au fil non résorbable. Beaucoup plus importante que la nature du fil, nous semble la façon dont doivent être passés les points. Ils ne doivent pas prendre la muqueuse, à plus forte raison s'il s'agit de fils non résorbables. L'idéal est d'obtenir un adossement parfait des trois cylindres : muqueux, musculeux et adventiciel. Pour cela, l'usage d'une sonde tutrice nous paraît très recommandable. Elle facilite considérablement le travail d’adossement et immobilise partiellement les deux bouts sans qu'on ait à faire de traction. Enfin, elle soulage les premiers points. <

Il nous semble donc logique de placer d’abord la sonde, puis de repérer les faces et les bords des deux segments homologues à anastomoser. Il est indispensable que deux conditions soient réalisées : d'abord que l'anastomose ne tire pas, ensuite qu'il n'y ait pas de torsion à son niveau. On repère sur les fragments supérieur et inférieur les vaisseaux homologues de façon à obtenir un bout à bout rigoureux et on commence par placer un point postérieur, ou deux points postéro-interne et postéro-externe. Ensuite, suivant. les cas, on place un ou deux points antérieurs ou antéroexternes de façon à parfaire la coaptation. L'anastomose peut ‘enfin

être protégée par quelques pelotons graisseux pour éviter son adhérence aux plans voisins (LYTER et MEYER). ;

En dehors de cas spéciaux, il semble préférable de ne pas laisser la sonde urétérale, car elle constitue un corps étranger, facteur d'infection et de sclérose. On sait même que certains auteurs pensent que les avantages de la sonde simplement tutrice, sont inférieurs à ses inconvénients, et ne l'utilisent pas du tout.

La sonde urétérale sera donc, en principe, enlevée après la suture puisque son rôle essentiel est d'être un tuteur. Cependant dans certains cas il peut être utile de la laisser à demeure. Ce sont ceux où les voies excrétrices sont dilatées, ce qui est très fréquent, ceux aussi où les urines sont infectées. D'autres fois, on laissera la sonde urétérale à demeure si l'anastomose n'a pas été parfaite et que l'on a des craintes sur sa cicatrisation. Dans le cas particulier de Durour, la sonde urétérale fût laissée en place parce que l'uretère et le bassinet étaient recouverts d'un dépôt blanchâtre qui semblait pouvoir faire office de bouchon et entraîner une rétention dans les voies excrétrices supérieures.

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