LES EXAMENS PRÉ-OPÉRATOIRES
Is n'ont rien de particulier à l'affection en question ; comme dans toute intervention portant sur l'appareil urinaire, après avoir pratiqué un examen général du malade, on s'attachera plus particulièrement à l'étude de l'appareil urinaire. Le dosage de l'urée dans le sang est particulièrement utile: par ailleurs l'observation des clichés urographiques donne, sur le plan fonctionnel, des renseignements précieux. Les examens pré-opératoires varient avec l'opération projetée, et à cet égard, la division d'urine présente un intérêt non seulement diagnostique, mais aussi pronostique.
D'autre part deux recherches doivent, à notre sens, être faites, étant donné leur intérêt majeur. Ce sont l'existence d'une hypertension, et celle d'une leucocytose.
Si la recherche d'une hypertension artérielle ést élémentaire avant tout acte chirurgical, nous pensons que dans ce cas particulier, sa constatation peut présenter une signification particulière ; elle peut modifier les indications comme avant tout acte chirurgical en particulier chez les sujets âgés: mais surtout, si elle survient chez un sujet jeune il est capital de rechercher minutieusement, non seulement son taux et ses variations, mais surtout sa date: d'apparition, et ses circonstances. Cela est élémentaire lorsqu'on intervient sur une maladie unilatérale de l'appareil urinaire et en particulier sur une hydronéphrose. Alors se pose le problème des rapports éventuels de l'hypertension et de la maladie rénale, et l'espoir lorsqu'on interviendra sur celle-ci, d'améliorer l'une et l'autre. ;
La recherche d'une leucocytose et d'une polynucléose est importante à pratiquer : elle présente un intérêt diagnostique incontestable en permettant dans une certaine mesure d'évaluer le degré d'infection: de plus pendant le traitement anti-infectieux, grâce à des examens successifs on peut apprécier l'efficacité du traitement, et orienter ainsi l'acte chirurgical. |
Enfin il est de bonne règle de s'enquérir des antécédents pulmonaires afin de choisir le meilleur procédé d’anesthésie, et si nécessaire de faire pratiquer un examen du cavum et des dents.
Si l'on se propose d'effectuer une urétérorraphie, il peut être nécessaire d'entreprendre à la fois un traitement pré-opératoire général et local.
Le traitement général vise des buts multiples suivant les cas diurétiques, tonicardiaques chez les sujets âgés, correction des troubles de la crase sanguine s'ils existent, traitement hématopoïétique et si nécessaire transfusions en cas d'anémie. C'est surtout à l'infection qu'il s'adresse. Il n'y a pas de traitement univoque ; chaque cas peut nécessiter un traitement particulier. Il varie avec l'intensité des phénomènes infectieux, avec leur ancienneté. Le plus souvent un traitement général suffit, et il ne peut être efficace que s'il est orienté grâce à l'identification des germes par le laboratoire. Seule cette façon de procéder permet d'utiliser pour un cas donné l'antibiotique de choix à la dose nécessaire et suffisante. De pair avec ce traitement anti-infectieux il est bon de vérifier le pH des urines et de s'assurer de leur acidité.
Le traitement local peut se justifier dans certains cas, et en particulier devant l'échec du traitement général ; mais il peut aussi lui.être associé. II consiste essentiellement en un drainage médical -de la voie excrétrice, ce qui d’une part la soulage, et de l'autre permet l'introduction de solutions d'antibiotiques destinées à des lavages. Cette façon de procéder peut rendre de grands services lorsque l'état général ne permet pas d'intervenir immédiatement, et que la cause locale constitue un facteur aggravant l'état général. C'est le cas, par exemple, d'une pyonéphrose chez un sujet âgé, fragile, ou chez un diabétique non équilibré ; le cas d’une infection sévère chez une femme enceinte au voisinage du terme; dans ces
éventualités, le drainage médical par sonde à demeure permet
d'attendre, de surseoir, et d'intervenir ultérieurement dans des conditions plus favorables. s