INDICATIONS
Tandis que les chirurgiens russes et américains, écoles de Mirotvorzeff, Coffey, Mayo, pratiquent l'implantation intestinale des uretères, peut-on en matière de tuberculose recourir à pareil procédé.
Malgré les succès remarquables qu’enregistrent ces statistiques, la disproportion paraît manifeste entre la gravité de pareilles interventions et la situation précaire des tuberculeux vésicaux: dont nous avons rapporté l’histoire.
C’est aussi l’aléa si redoutable d’une opération sur rein unique, les difficultés de suture que peut créer un uretère distendu et sclérosé ; la périlonite et Panurie ont fait échouer nombre de tentatives.
L’urétérostomie au contraire reste possible malgré un état général précaire et sa bénignité s’est affirmée aux mains des divers opérateurs.
En concurrence avec l’urétérostomie cutanée apparaissent surtout la néphrostomie et la cystostomie.
L'ouverture de la vessie apporte au malade un bienfait et il est possible si la situation s’améliore de suppri-
mer la dérivation.
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Mais il reste les cas où le reflux menace le rein, où la
sonde est mal tolérée, où même la douleur rend la vie intolérable. C’était déjà le sort de notre deuxième malade, en voici un autre exemple :
Madame J. en 1913 est prise d’une tr qui de suite atteint une intensité infiniment douloureuse, et détermine une fistule vésico-vaginale. Néphrectomie en septembre 1914, puis long traitement local au bleu de méthylène et à lhuile goménolée. Tout est absolument inefficace à l'égard de la cystite. |
En avril 1918 cystostomie, on obtient alors un grand soulagement qui dure 4 ans. Puis l’intolérance reparaït, depuis 1927 la douleur est incessante.
"Ainsi en présence de cystites particulièrement intenses la cystostomie apparaît insuffisante. Fistule, pour fistule mieux vaut l'urétérostomie cutanée qui assure le calme et évite au rein les dangers du reflux.
La néphrosiomie exécutée par les procédés de Toupet ou de Marion, se présente dans les meilleures conditions possibles. Il reste néanmoins quelques désavantages.
L’incision rénale, la pose de fils entraînent inévitablement quelques petits infarctus et ces lésions même très localisées ne sont point négligeables à l'égard dun
rein unique.
Puis le drain irrite à la longue le bassinet et s’il n’est .
entretenu au point, peut laisser se constituer une poche d’hydronéphrose.
= Enfin la situation lombaire de la bouche empêche le malade de se donner lui-même les soins nécessaires.
En résumé lorsque la cystite tuberculeuse entretient
er
des souffrances rebelles à tout traitement, lorsque s’est constitué le reflux vésico-urétéral, la dérivation n’est plus discutable.
Pour ménager au rein les meilleures conditions anatomiques pour assurer au malade le calme certain, pour opérer dans le minnum de risques, l’urétérostomie cu- tanée est la meilleure méthode.
A la cystostomie ne peuvent rester que les cas où l’absence de reflux urétéral et la conservation d’une capaci- té vésicale suffisante laissent quelques chances de gué- rison. FAIRE
A la néphrostomie appartiennent deux situations Spéciales :
‘ Pobstruction urétérale par lésions tuberculeuses qui oblige à intervenir d'urgence pour parer au blocage du rein, : |
Pimpossibilité de terminer une urétérostomie, lorsque la périurétérite empêche de mobiliser l’uretère.
Pour être efficace la néphrostomie devra être complétée par la ligature de l’uretère, le passage de quelques gouttes d’urine suffisant à rappeler le ténesme. Témoin une observation récente de Nicolich ou une néphrostomie dut être complétée par l’urétérostomie pour mettre fin aux douleurs vésicales. (Archives Italiennes de Chirurgie, t. IV, 1921).