‹ L'Uréthrectotomie: Dans les Rétrécissements PéniensChapitre 11 sur 21 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Rétrécissement de l’urèthre pénien traité avec succès par l’excision.

(W. H. RogerT, Gazette médicale de Paris 1837, page 299).

Elleik, nègre, âgé de 40 ans, souffrait d’un rétrécissement uréthral depuis quinze ans. On l'avait traité et soulagé plusieurs fois à l’aide de la dilatation combinée avec la cautérisation. Le mal cependant avait toujours récidivé peu de temps après le traitement. Le malade assurait n’avoir jamais eu de gonorrhée, mais il avait essuyé des chancres. Il se présente à la clinique de M. Dugas, qui constate un rétrécissement fort dur à trois pouces du méat urinaire; l’induration est appréciable aux doigts, elle offre un pouce de longueur dans la direction du canal.

On essaie en vain pendant plusieurs jours l'introduction d’une bougie capillaire; l’urine coulait continuellement goutte à goutte; la vessie en était pleine; cet état durait déjà depuis un mois.

L’impossibilité de passer une bougie dans le rétrécissement, la crainte d'une oblitération complète par l'usage du caustique et l’inutilité d’ailleurs éprouvée de ces moyens décidérent M. Dugas à employer l’excision.

L'opération fut exécutée le 7 Juin. Une incission longitudinale dans la direction de la ligne médiane mit l'urèthre à découvert; l’induration fut circonscrite et enlevée en totalité : elle était telle qu’un poil de sanglier pouvait à peine la traverser.

On introduisit ensuite dans la vessie une grosse sonde de gomme élastique et on rapprocha les deux côtés de la plaie à l’aide de bandelettes adhésives.

Le 12 Juin, la plaie est réunie par première intention; la sonde est laissée en permanence; l’urine est légèrement sanguinolente. Le 15, on ôte la sonde qui est altérée ; on en met une autre quatre heures après sans

| Re = difficulté nidouleur; l’urine est limpide; suppuration sur deux petits points de la plaie; on renouvelle les bandelettes.

Le 20, oblitération complète de la plaie: le malade urine librement sans sonde et sans douleur ; un peu de pus liquide se trouve mêlé aux urines. On place une sonde métallique en permanence la nuit seulement.

Le 1°" Juillet, le malade est tout à fait bien. [1 se sert de temps en temps de la sonde par mesure de précaution.

Le 1°" Septembre, le malade se trouve parfaitement guéri; il urine librement et à plein jet.

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