OBSERVATION II
Rétrécissement ir franchissadble de l’urèthre dans la portion spongieuse en avant des bourses; résection de cette portion du canal; rétrécissement ultérieur, — Uréthrotomie interne par incision longitudinale rétrograde. — Guérison.
(Dr J. Roux, Gazette des hôpitaux, 15 février 1859).
L..., âgé de 42 ans, est atteint de rétrécissement dans la portion spongieuse de l’urèthre au-devant des bourses; induration du volume d’une noisette existant à ce niveau depuis 16 mois; le malade a eu une uréthrite et un chancre volant, et n’a pas fait de traitement antisyphilitique; phimosis naturel; impossibilité de franchir le rétrécissement par le cathétérisme employé de toutes les manières.
Le 26 Mars 1853, opération de la circoncision.
Le 22 Avril, le rétrécissement étant toujours infranchissable, et la miction ne se faisant que goutte à goutte, on met à nu la tumeur uréthrale par une incision extérieure et on enlève le rétrécissement, en retranchant un centimètre et demi du canal; immédiatement après, introduction par le méat urinaire, jusque dans la vessie, d’une sonde en gomme élastique laissée à demeure et débouchée; réunion de la plaie avec des serre-fines.
Le 23, insomnie, douleur, léger gonflement de la verge et du serotum, pas de fièvre. Enlèvement des sérre-fines; adhérence presque complète des lèvres de la plaie, excepté à l'angle inférieur, dans une petite étendue; l'urine s’écoule presque en totalité par l'ouverture de la sonde laissée en place.
Le 2 Mai, gonflement moinare des parties; la plaie ne donne plus
Ce.
passage qu'à quelques gouttes d'urine. La sonde est enlevée, mais le malade reçoit l'ordre de l’introduire toutes les fois qu’il voudra uriner.
Le 6 Juin, cicatrisation complète de la fistule, miction à plein canal.
Le 25, coarctation assez prononcée à l'endroit du canal réséqué; difficulté de le franchir avec des sondes qui le traversaient auparavant sans peine.
Sorti à cette époque de l'hôpital, le malade y rentre trois ans après. La tendance au rétrécissement circulaire n’a fait qu'augmenter ; on constate au point du canal opéré un trajet fistuleux, une légère induration et un rétrécissement qui admet difficilement une sonde No 9.
Le 2 Février 1856, uréthrotomie interne par incision longitudinale d’arrière en avant, introduction d’une sonde métallique N°23, qui est retirée immédiatement après.
Les jours suivants, pas de fièvre, mais un peu de chaleur et de gonflement de la verge et des bourses, sans trace d'infiltration. Cet état inflammatoire ne tarde pas à se dissiper. Le malade sort complètement guéri, le 28 Février 1856.
Le Dr Roux revit cet homme, le 25 J'uin 1857 et reconnut que la miction se faisait toujours avec facilité et qu’il n’y avait plus de trace de fistules urinaires. On sentait à travers la peau, au point du rétrécissement, quelques noyaux anciens indurés, et le canal était aisément traversé par une sonde N° 15.
OBSERVATION.IIT.
Excision partielle d'un rétrécissement périen.
.(VorzzemiEr. Traité des maladies des voies urinaires, Tome I 1868, page 337).
Rétrécissement développé à la suite d’un coup de pied de cheval sur le pénis. Le malade porte à 4 centimètres du méat urinaire, au-dessous de la verge, une tumeur du volume d’une grosse noisette allongée. La miction se fait goutte à goutte, et il est impossible d'introduire une bougie ou un stylet. Incision de 4 centimètres sur le raphé; impossibilité d'isoler complétement la masse cicatricielle, qui est très adhérente au corps caverneux ; la portion qui contient la paroi inférieure de l’urèthre est seulé réséquée ; pour l'enlever entièrement, il aurait fallu intéresser profondément les corps caverneux. Mort d’érysipèle.