‹ L'Uréthrotomie ExterneChapitre 6 sur 39 · ONE · texte numérisé non relu

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l'opération proprement dite. Il y a là, cependant, un point d’une haute importance dont tous les praticiens se préoccupent beaucoup ; mais, dans les observations, il est généralement relégué au second plan; on le laisse dans l’ombre‘bien mal à propos, nous voulons parler de l’emploi de la sonde à demeure. Dans ce travail nous nous occuperons de ce point particulier avec beaucoup de soin, et ce ne sera certainement pas le côté le moins original de cette Thèse.

Personne n’ignore qu’actuellement certains chirurgiens autorisés laissent la sonde à demeure autant de temps qu’elle est bien supportée, pendant vingt, trente et même quarante jours : d’autres ne la conservent que pendant quatre ou cinq jours ; c’estici la pratique suivie par M. Tédenat ; il y en a enfin qui n’en mettent pas du tout, M. Sée par exemple. De quel côté sont les avantages ? Il nous paraît que dans ce cas encore le vieil adage reste vrai : In medio stat virtus. Il faut mettre une sonde à demeure, mais on a tout intérêt à ne pas la laisser longtemps.

Nous ne nous occuperons qu’incidemment de la suture de l’urèthreet de la plaie périnéale, un de nos camarades et amis faisant de ce point particulier le sujet de sa Thèse inaugurale en même temps que nous.

Le plan de ce travail sera des plus simples, il comprendra trois chapitres.

Dans le premier, nous exposerons quelques considérations historiques, en nous efforçant de montrer par quelles péripéties a dû passer la section externe avant de prendre définitivement sa place dans la thérapeutique des coarctalions de l’urèthre.

Lesecond chapitretraitera des diverses indications de l’uréthrotomie externe.

Dans le dernier, nous dirons quelques mots du manuel opéra-

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loire et étudierons surtout l'importance des soins consécutifs à l'opération.

Au moment de commencer ce travail, qu'il nous soit permis de remercier M. le professeur Tédenat, qui nousen a donné l'idée. Pendant ces deux dernières années, il a été pour nous plus qu'un Maître, un conseiller bienveillant et éclairé ; il n’a pas cessé de nous prodiguer ses bontés, et il y met le comble aujourd’hui

en nous faisant l’honneuc d'accepter la présidence de cette

: Thèse; nous le prions de l’accepter comme un faible témoignage

de notre sincère reconnaissance, qui durera toujours.

A la veille de quitter cette École, nous ne pouvons oublier l’accueil sympathique que nous avons toujours trouvé auprès de tous nos Maîtres. Nous remercions particulièrement M. le doyen Castan et M. le professeur Granel de la bienveillance qu’ils nous ont témoignée en diverses circonstances.

Ancien aide de physiologie, nous gardons un excellent souvenir de nos deux années de laboratoire ; que M. le professeur

Lannegrace, ainsi que MM. les professeurs agrégés Bimar, Hédon

et M. le D' François, chef des travaux pratiques, soient assurés de notre gralitude.

https//archive.org/details/1A41555606 0096

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