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LES LOMBARDS

Cependant des étrangers, venus d'Italie, et que l’on appela Lombards ou Cahorsins leur firent bientôt une sérieuse con-

(x) Reinach, loc. cil., p. 94.

(2) L.” Theureau. Notice hislorique sur le prèl à intérêt, p. 722. Dans Nouvelle Revue historique du droit français el étranger, 18093.

(3) Voy. Michelet. Histoire de France, T. HI, p. 109.

(4) Depping, loc. cit., p. 168.

currence, Le pape se servait de leur intermédiaire pour recueillir les impôts qu'il prélevait sur les ecclésiastiques (1). Ils restèrent toujours quelque peu ses protégés (2), les petites républiques italiennes dont ils étaient citoyens n'étant pas en mesure de les défendre efficacement. Ils faisaient le commerce, fréquentaient les foires et s’installaient dans certaines villes où le roi leur accordait des privilèges. Ils étarent organisés en « compagnies », dont quelques-unes étaient très puissantes. Leur situation est d'ailleurs bien supérieure à celle des Juifs : ce sont des hommes libres, étrangers sans doute, mais chrétiens; leur richesse fait envie, mais les protège à la fois, car on a besoin d'eux, et leur habileté à manier l'argent, leur expérience, leur crédit incitent les princes à recourir à eux : plusieurs furent ministres du roi de France; les frères florentins Biche et Mouche furent les banquiers de Philippe le Bel et jouèrent un grand rôle sous son règne; l'histoire à retenu les noms d’un certain nombre d’entre eux : Renier Accore, Cassinel, Mache de Maches, etc.

Ces banquiers, changeurs, monnayeurs étaient trop avides de gain et maniaient trop d'argent pour ne pas employer leurs capitaux : ils les prêtaient et se faisaient payer.

Pourquoi l'usure a-t-elle été permise à ces chrétiens? C'est toujours le même motif qu'il en faut chercher : un motif fiscal. Le roi tirait d'eux des sommes importantes, il leur vendait le droit de prêter à intérêt, le droit de s'installer dans telle ville, le droit de jouir de certains privilèges. Il prélevait sur eux de lourds impôts et leur faisait rendre gorge quand ils étaient enrichis.

Ge motif fiscal portait le roi à attirer les Juifs et les Lombards.

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(1) Voy. Mollat. La fiscalité pontificale :

(2)Voy. dans ce sens plusieurs lettres de Grégoire VII citées par Piton. Les Lombards en France et à Paris, p. 9. Le pape traite Philippe, roi de France,

de loup dévorant, lupus rapax, ennemi de Dieu et de la sainte Eglise, l’accusant d'avoir dépouillé les marchands italiens. l

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