‹ L'Usure au Moyen-ÂgeChapitre 9 sur 40 · L’INTERET DU PEUPLE · texte numérisé non relu

L’INTERET DU PEUPLE

L'intérêt du peuple fait agir les princes non moins certainement : « les usures devourent et degastent les biens et la substance de nos subgiez communément, en tant que sans nombre de gens en sont venus en grant povreté » dit l’ordonnance de 1311. L’ordonnance de 1312 le répète : « les usures tourmantent le peuple et le commun des gens », « nostre petit peuple et subgiez de nostre royaume de

(x) Loc., cit., p. 398.

(2) Ordonn., T, I, p. 484.

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France, dit l'ordonnance de 1332 (1), qui pour labourer et soustenir leurs terres el possessions, et supporter leurs autres necessitez, ont emprunté à usure. Et ont esté.. moult grevez, domagiez et apauriez, par extorsions de très grandes usures. »

Nous avons déjà vu comment les rois et les grands seigneurs étaient traités par les usuriers : que devait-il en être pour le menu peuple. « La clamour du peuple nous estoit venüe » dit Philippe de Valois (2), « nous meuz de pitié et. ayant compassion d’euls » écrit-il ailleurs (3).

Le sort du menu peuple, livré aux usuriers, était affreux, et il n'était pas besoin des haines religieuses pour aviver celles qui naissaient des monstrueuses usures.

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