‹ L'ut dieze bouffonerie en un acteChapitre 10 sur 27 · SCÈNE rv · texte numérisé non relu

SCÈNE rv

FLANPANNÉ, lai prenaut sa valise et son parapluie.

Permettez que je vous débarrasse. (11 va les poser au foud à

droite.)

JEAN BERNIQUE, & part *.

En attendant, il fait sa petite affaire.

FLANPANNÉ.

Au surplus, vous voici. C’est le principal !.. (Avec enthousiasme.) Je le tiens donc enfin, ce merveilleux ténor!..

JEAN BERNIQUE, vivement.

Anténor !.. c’est pas moi... vous coqjusipnnez... Je disais aussi, il y a erreur! il contusionne!..

* FLANPANNÉ.

Inutile de feindre, j’ai votre photographie.

JEAN BERNIQUE, à part.

Il a ma géographie... Qué qu’i chante?

FLANPANNÉ.

Et je vous reconnais parfaitement, malgré les précautions que vous avez prises.

JEAN BERNIQUE

Qué précautions?

FLANPANNÉ.

Ce costume... El puis, vous avez coupé votre barbe?

JEAN BERNIQUE

C’est vrai que je me suis fait raser à c’ matin.

FLANPANNÉ.

Ab ! vous en convenez ?

JEAN BERNIQUE

Certainement, que j’en conviens. C’te farce !

FLANPANNÉ.

Maintenant causons du motif qui m’a fait désirer vous voir.

JEAN BERNIQUE, à part.

Ah! nom d’un nom! v’ià 1’ chiendent!

Vous vous doutez de ce que j’attends de vous ?

JEAN BERNIQUE

Moi?.. Mais, capitaine, je m’en doute... sans m’en douter.

FLANPANNÉ, & part.

Pourquoi diable m’appelle-t-il capitaine ? (Haut.) 11 ne s’agit que d’une simple complaisance, de rester ici un jour ou deux.

JEAN BERNIQUE

Faites excuse... Ça serait avec plaisir... mais là, vrai, faut que je soye ailleurs demain matin... pour un bout de champ...

FLANPANNÉ.

Oui., oui... je sais qu’on est impatient de vous avoir... vous, le maître du chant.

* Jean. Flan.

l’iîT DlèZE.

Le maître!., pas encore: mais c’est pour le devenir; et comme j’ai avancé les arrhes...

FLANPANNÉ.

Oh! certes vous les avez avancés... les arts! Nul de vos rivaux ne les a avancés autant que vous.

JEAN BERNIQUE, A part.

Je crois ben, cent écus ! (Haut.) Pour lors, vous comprenez, c’est une question d’arrhes ; je suis engagé.

FLANPANNÉ, chantant d’un air auppliaut.

Adoucis la rigueur De cet arrêt terrible...

JEAN BERNIQUE

Non, non I j’adoucis rien... pas de bêtises ! laissez-moi m’en

aller ! (n ta pour aortir.)

FLANPANNÉ, l'arrêtant par ie bras.

Eh bien , soit ! mais alors... donnez-le-moi tout de suite.

JEAN BERNIQUE, la main aur aa ceintura, en héaitant.

Que je vous le donne?...

FLANPANNÉ.

Ah ! pas de façons !.. Vous sentez bien que si je vous ai fait conduire ici, c’est pour vous faire chanter ae gré ou de force.

JEAN BERNIQUE, è part.

11 veut me faire chanter!.. O ma pauvre argent !

FLANPANNÉ.

Voyons l dépêchez-vous! je suis impatient de jouir de votre trésor... car C’est un vrai trésor que vous possédez.

Oh! pas grand’chose, allez !... même qu’il me manque encorc* • ••

FLANPANNÉ.

C’est trop de modestie!., allons, allons! donnez-le-moi.

JEAN BERNIQUE, ae défendant.

Mais, permettez!..

FLANPANNÉ.

Ne m’exaspérez pas ! je suis déterminé à tout, et malgré mon lombago, je me sens capable des plus grands excès.

JEAN BERNIQUE, effrayé.

Ah! miséricorde !

FLANPANNÉ.

Toutes les issues sont gardées par mon ordre; vous ne pouvez m’échapper; ainsi... ,

JEAN BERNIQUE, auppliant.

Capitaine !..

FLANPANNÉ.

Laissez-moi tranquille avec votre capitaine ! Je vous accorde neuf minutes pour vous préparer, (octate paraît au fond et écoute.)

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