CHOEUR DES DOMESTIQUES
Air de Nahceot.
Toute lutte est vaine !
Malgré vos efforts.
Nous serons, sans peine.
Toujours les plus forts!
Point de résistance ! ,
Soumettez-vous bien!
Ayez conflance,
Et ne craignez rien !
JEAN BERNIQUE, A part, tremblant de tous ms oetnbrti
A présent j’ai plus d’ doutes,
C’est une band’ de voleurs.
Qui, la nuit, sur les routes.
Arrêt’ les voyageurs.
FLANPANNÉ, aux domestiques.
Par mesure certaine,
Qu’ici Ton ferme tout.
Allez!
JEAN BERNIQUE, i part.
C’est T capitaine... *
J’ suis dans la gueule du loup !
(La musique continue è l’orchestre. — Sur an geste de Flanpanné, les domestiques ont lâché Jean Bernique et se retirent vers le fond. Flanpanné leur parle bas et semble leur donner des ordres.) Bien SÛT qu’ils Veulent Ole
voler ma pauvre argent! douze cents francs que j’ai là dans ma ceinture, pour acheter un champ de colza, dont même qu’il me manque mille francs dessus pour l’acquérir foncièrement. Si je les cachais dans mes souliers?., ahl ben oui!., mais douze cents francs en pièces de cent sous dans mes souliers, ça me gênerait peut-être pour marcher. ( Les domestiques sortent par le foBd.)
FLANPANNÉ, s’approchant de Jean Bernique et le saluant d’un air aimable.
Signor ***...
* Flan. Jean. Jos.
** Flan. Jos. Jean. *
*** Flan. Jean.
' L’üT DIÈ7.E.
JEAN BERNIQUE, avec effroi.
Hein !.. quoi !.. (a part.) Le capitaine!., il a un sourire atroce
Ï ui me fait frémir les cheveux depuis la tète jusqu'à la plante es pieds...
FLANPANNÉ, chantant.
Fragment de la Juive.
Quel trouble à mon aspect ! D’où vient que vers la terre Ses yeux restent baissés ?
JEAN BERNIQUE, à part.
Et il fredonne !.. il a le cœur de fredonner !..
FLANPANNÉ, loi prenant chapeau des main*.
Pardon... pardon... (il raie poser sur une chaise au fond à gauche.) JEAN BERNIQUE, è part.
V’ià que ça commence !
FLANPANNÉ, avec force salutations.
Illustrissime signor...
JEAN BERNIQUE, à part.
Comment! qui m’appelle?..
FLANPANNÉ.
Vous devez être surpris de la manière un peu brusque dont vous avez été amené dans ce château?..
JEAN BERNIQUE, k part.
Sa caverne, qu’i veut dire !
FLANPANNÉ.
Mais c’est votre faute aussi!., vous n’aviez pas répondu à ma lettre.
JEAN BERNIQUE
Votre lettre?., queu lettre ?.. J’ai riep reçu !
FLANPANNÉ, souriant.
Bon ! bon !.. l’excuse ordinaire.
JEAN BERNIQUE, avec force.
Je vous jure, capitaine, que je n’ai rien reçu.
FLANPANNÉ, à part, étonné.
Capitaine ! (Haut.) Par bonheur, le bruit de votre passage dans notre pays avait transpiré...
Oh! de c’te chaleur-là, qu’est-ce qui ne transpire pas !..
FLANPANNÉ, riant.
Ah! ah! ah! charmant!
JEAN BERNIQUE, riant d’un air contraint.
Ah! ah! ah ! (a part.) Qué drôle de brigand!
FLANPANNÉ, riant.
Je vois que vous avez le mot pour rire... Ah ! ah! ah!
JEAN BERNIQUE, riant.
Mais z’oui! mais z’oui!.. ah! ah! ah! (a part.) 11 a l’air bon enfant tout d'même... Si je pouvais l’amadouer un brin.