‹ L'ut dieze bouffonerie en un acteChapitre 8 sur 27 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les mêmes, JOSEPH.

JOSEPH

Oui, Monsieur, nous le tenons.

FLANPANNÉ, avec satisfaction.

Ah !.. (il luidonuede l’argent.)

JOSEPH

Et ça n’a pas été sans peine, allez! Il a fallu l'attacher, le bâillonner le long de la route.

LILIA, à part.

Ah ! mon Dieu 1 mais mon père va se faire une mauvaise affaire...

* Lil. Flan. Jos.

l/üT DIÈ7.E.

FLANPAKNÊ, chutant.

Fragment du Maçon.

Il va venir!., il va venir!..

(a Joseph.) Où l’as-tu découvert... à l’hôtel où il était descendu?

JOSEPH

Non, à l’auberge, une auberge de rouliers... et sous un costume... assez commun même.

FLANPANNÉ.

Je comprends !.. il se déguise, il se cache, pour échapper à l’empressement des populations, (a Joseph.) Mais commentas-tu su que c'était lui ?

JOSEPH

Je l’ai entendu appeler par une servante qui lui apportait ses bagages. Alors, pour plus de sûreté, j’ai demandé à cette fille, si c’était un chanteur. Elle m’a répondu que c’était le plus J>eau gosier du pays.

FLANPANNÉ.

Du paysl je crois bien!., de l’Europe, du monde entier.

(chantant.) j

Fragment de Jean de Paris.

C’est la merveille la plus rare Qu’ait pu former la main des dieux!..

(a Joseph.) Enfin, tu lui as exposé ma requête?

JOSEPH

Oui, Monsieur, j’ l’ai invité de vol’ partà s’arrêter une couple d’heures à vot’ château.

FLANPANNÉ.

Et qu’a-t-il répondu ?

JOSEPH

Qu’il n’avait pas le temps, qu’il était forcé d’être demain matin... je ne sais plus où.

FLANPANNÉ.

En Allemagne, parbleu 1

JOSEPH

Ma foi, pour couper court à tout, nous n’avons fait ni une ni deux ; nous nous sommes jetés sur lui...

FLANPANNÉ.

Bravo!

JOSEPH

Nous l’avons flanqué dans la berline, et clic! clac !.. (Bruit en

dehors.)

EAN BERNIQUE, criant en dehors.

Mais lâchez-moi donc !.. crénom d’un bigre !.. voulez-vous me lâcher !

JOSEPH

Le voici.

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