MAUR D
consentit volontiers et, après avoir excisé une portion de chaque moitié utérine, je fis la réunion des deux cornes. Neuf mois après, la malade était enceinte; durant le dernier mois elle résida dans mon service, et plus tard, quand arriva le travail, à terme, elle fut transférée à la « Maternité Hospital ». Je la suivis avec beaucoup de soins pendant le premier stade qui dura huit heures. Je l’abandonnai pendant le second et revins deux heures et demie après; je craignais qu'il se produisit une rupture; j’estimai qu’il était prudent de l’accoucher au forceps. La tête se présentait en transverse. J’éprouvai de grandes difficultés pour l’accouchement, et fis des lésions considérables au fœtus. Après la délivrance, j’enfonçai ma main gantée dans l’utérus pour déterminer l’état de la cicatrice. Je trouvai l'insertion du placenta sur la face postérieure. Ce qui était intéressant et me satisfaisait, c’était de trouver une cicatrice longitudinale, courant tout le long des parois antérieure et postérieure.
L'enfant était né en état d’asphyxie ; il sembla faire des progrès satisfaisants, mais mourut le douzième jour de convulsions dues aux lésions crâniennes produites par le forceps. La malade est actuellement de nouveau enceinte, et je pense faire une césarienne.