‹ L'Utérus Bicorne UnicervicalChapitre 7 sur 24 · V1E FŒTALE CORRESPONDANTES A SON ARRÊT · texte numérisé non relu

V1E FŒTALE CORRESPONDANTES A SON ARRÊT

canaux de MüLLER

1er Mois....| Formation des cordons de Müller.

2e Mois....| Juxtaposition et] Canalisation sans juxtaposition.. Typel

canalisation des| Juxtaposition insuffisante et canadou lisation incomplète d’un cordon Type II (à corne rudimentaire).

3e à 5e Mois.| Fusion des canaux.

6e à 9% Mois.| Développement du

fond utérin.

1) Tourveux. — Embryologie, 1898, p. 244.

( (2) WinoxeL. — In Thèse Gross, p. 18 à 22.

BED es

Il nous faut maintenant parler des obstacles. invoqués pour expliquer ces anomalies ; les théories sont nombreuses ; Thiérsch admet que la cause essentielle est le trop grand écartement des cordons de Müller; Paltauf la voit dans la persistance d’adhérences entre les cordons de Wolff et de Müller d’un même cordon uro-génital; pour Gratzer, la péritonite fœtale est en cause ; pour Meyer, la trop grande épaisseur des parois; Küssmaul insiste sur la brièveté des ligaments ronds.

Toutes ces théories indiquent bien par leur nombre la difficulté du problème. Cependant, il semble que l'existence dans certains cas d’une bride vésico-rectale retrouvée aux autopsies ou à l’occasion des opérations, doive jouer un certain rôle dans le défaut de rapprochement des canaux. C’est la théorie de Cassan () ; nous y reviendrons au chapitre suivant.

(1) Gassan. — Reclierches sur les cas d’utérus doubles et de superfétation. Thèse de Paris, 1820, p. 24 et 25,

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Malformations et dispositions anatomiques spéciales

pouvant accompagner l’utérus bicorne unicervical.

Il est nécessaire de grouper dans un chapitre spécial les particularités anatomiques qui peuvent coexister avec la malformation que nous étudions.

Face et membres.

On trouve dans la littérature quelques cas de malformations congénitales concomitantes (bec de lièvre, anomalies du voile du palais); dans un cas rapporté par Blanchard (”), existait une atrophie congénitale des éminences thénar et hypothénar.

Vulve et vagin.

Les anomalies de ces organes aiguilleront vers le diagnostic; dans le cas de Mériel, la vulve était petite, infantile, les grandes lèvres peu développées, les petites lèvres flétries et allongées, le clitoris petit, l’hymen presque inexistant. La duplicité du canal vaginal est relativement rare dans cette catégorie d’utérus doubles; la cloison peut remonter jusqu’à l’orifice du col (Rokitansky, Pauchet), mais peut n’exister que dans la moitié supérieure du vagin, et passer ainsi inaperçue à un examen superficiel. On peut même ne retrouver que deux crêtes longitudinales, vestiges de la cloison médiane (Thèse de Gross, observations X et L).

(1) BLaxcHarv. — Etude sur les utérus didelphes. Thèse de Lyon, 1907-08.

Col.

Il pourra être aplati, anormalement élargi ou atrésié, infantile. Plus fréquente est l’atrésie du pédicule ou col des cornes rudimentaires; Gross, dans sa thèse, reconnaît que dans la majorité des cas l’atrésie est congénitale, mais, ajoute-t-il, « il faut cependant admettre que les causes pouvant produire accidentellement l’atrésie dans un canal génital normalement développé peuvent se reproduire en cas de duplicité du canal génital ». C’est ainsi que les lésions de métrite dues à l’infection peuvent déterminer la fermeture d’un orifice déjà insuffisant; de même on peut envisager une atrésie cicatricielle consécutive à l'expulsion d’un kyste: fœtal. De là l’apparition tardive des premiers accidents hématométriques chez certaines malades.

Annexes.

En général normales comme nombre et constitution, chacune des trompes s’abouchant dans la corne correspondante. Gouilloud () rapporte cependant un cas peut-être unique où les deux trompes s’ouvraient dans la corne principale; la corne rudimentaire en était dépourvue.

Vaisseaux.

Les artères utérines longent le bord externe des cornes: on ne trouve pas de vaisseaux supplémentaires sur le bord interne des hémi-utérus; toutefois, les deux utérines peuvent s’envoyer des anastomoses passant entre les deux cornes (observation X).

Péritoine.

Il peut ne pas présenter d’anomalie et descendre dans la dépression séparant les globes utérins sans s’épaissir aucunement, Mais assez souvent on rencontre, surtout dans la

(1) GouizLouD. — J;yon médical, 1912, p. 404.

forme typique d’'Ombredanne, un repli tendu de la face postérieure de la vessie à la face antérieure du rectum, que Cassan et Morestin décrivent comme une formation péritonéale. Par contre, Leveuf et Panis (‘) envisagent cette bride vésico-rectale comme un « reliquat de l’ébauche allantoïdienne ». Dans le cas qu’ils décrivent, la bride « prolongeant le relief de l’ouraque se détachait de la vessie et, en arrière, se terminait sur la portion terminale du colon pelvien par une trifurcation dont la branche moyenne se perdait sur la face antérieure, les branches latérales sur les faces latérales du colon ». Dans l’épaisseur de la bride on ne trouvait ni canaux ni vaisseaux importants. Ce reliquat de l’ébauche allantoïdienne, ajoutent Leveuf et Panis, avait empêché par sa persistance l’union complète des canaux de Müller.

Uretères et reins.

Le développement des appareils génitaux et urinaires est étroitement lié du fait de la juxtaposition des canaux de Wolff et de Müller. Au fait, plusieurs cas d'absence du rein ou d’uretère ont été publiés, maïs le plus souvent avec des utérus du type I qui représente en somme une malformation d’un degré plus élevé que le type IT. Néanmoins, Pavret de la Rochefordière (?) rapporte un cas d’utérus bicorne fibromateux avec corne gauche rudimentaire et rein unique. Nous signalerons dès maintenant qu’au cours des interventions la recherche des uretères peut être difficile; la présence d’une bride entre les deux cornes quelquefois plaquées contre les parois pelviennes amène un bouleversement considérable de la topographie de la région. Les ligaments ronds et larges sont très raccourcis et l’uretère peut être pris dans une ligature (Sauvé). Les culs-de-sacs

(x) Leveur et Panis. — Utérus bifide avec persistance de l’ébauche allantoïdienne. Bull. et Mém. de la Soc. d’Anatomie, 1924, p. 112.

(2) Pavrer DE LA ROGHEFORDIÈRE. — Thèse de Paris, 1893-1894, p. 30.

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