‹ L'¿uvre complet de Rembrandt (volume 2)Chapitre 31 sur 151 · La Circoncision · texte numérisé non relu

La Circoncision

La Vierge est assise un peu sur la gauche , les mains jointes et en prière. Saint Joseph est à côté d'elle, vers la droite, tenant l'enfant Jésus pendant que le prêtre le circoncit. Cinq personnes, dont une est à genoux, sont attentives à la cérémonie. Des rayons qui tombent du haut d'une gloire éclairent les trois quarts du sujet, laissant dans l'ombre les cinq spectateurs et le prêtre. Au-dessus de la Vierge est accoudée une figure de vieille femme qui n'est guère dessinée qu'au trait. La gauche est occupée par une échelle au pied de laquelle est un tonneau, et à côté de l'échelle est suspendu à la muraille un filet. Au-dessus du filet, c'est-à-dire tout en haut de la gauche, on lit Rembrandt /. 1654, et au-dessous même du filet entre l'échelle et le bord de la planche, on lit encore une fois le nom de Rembrandt, et plus bas /. 1654.

Le premier état de cette pièce présente au coin gauche du haut, et vers le milieu du bord supérieur, des parties blanches qui ont été couvertes de travaux additionnels dans le second état. Il y a des épreuves toutes premières où les angles du cuivre sont plus

aigus et présentent des taches noires qui se sont ensuite usées à l'impression.

Hantcm-, 0,097; larfreiir, 0,144.

BARTSCH, 47. CLAUSSIN, 51. WILSON, o"!.

J'observe que cette Circoncision est gravée tout à tait dans le goût de la Nativité et de la même pointe, de telle sorte qu'on peut être assuré que Rembrandt les a faites toutes les deux dans le même temps. C'est aussi à cette date de 1651 que se rapporte la Sainte Famille que j'appellerai à la fenêtre, pour la distinguer d'une autre estampe sur le même sujet, et qui porte, dans le catalogue de Bartsch, le n^ 63, dans le nôtre le n" 35. De ces rapprochements, il est permis, je crois, de tirer une induction qui , sans avoir le caractère de la certitude, a du moins celui d'une grande probabilité. On cherche la date du second mariage de Rembrandt entre 1654 et 1656; c'est, suivant nous, dans la première de ces deux années qu'il faudrait le chercher; car il est vraisemblable que pour Rembrandt ces trois estampes retraçaient les scènes intimes que lui offrait sa propre maison. Ce grand peintre, on le sait, regardait constamment autour de lui ; et toute l'humanité lui était représentée par sa famille. Il voyait la vieillesse dans sa vieille mère . la jeunesse dans sa femme , la première enfance dans son fds nouveau-né, la virilité dans lui-même... Hiunanos mores noscere volenti sufficit una domus.

L aaVKE J)K KbiMBRAiNDT.

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