‹ L'¿uvre complet de Rembrandt (volume 2)Chapitre 49 sur 151 · scène. On lit au bas de la partie irauche : Rembrandt, f · texte numérisé non relu

scène. On lit au bas de la partie irauche : Rembrandt, f

Ce morcoau se trouve toujours faible d'épreuve, l'eau-forte ayant peu mordu. Cependant on le rencontre quelquefois avec des barbes dans les ombres sur le devant. La planche étant de celles qui existent encore, et qui ont lait partie du fonds de la veuve Jean (vendu en 1846), a été retouchée en quelques endroits, et ces retouches constituent un second état dont les épreuves sont toutes modernes, je veux dire tirées après la mort de Rembrandt.

Ces épreuves se distinguent des premières en ce que la voûte qu'on voit dans le fond de l'estampe présente trois cintres trèsnettemenl exprimés. Les piques portées par des soldats rangés à gauche, qui étaient peu visibles dans le premier état, ont été reprises au burin et se détachent en vigueur sur le fond. Le contour des vêtements du saint et du bourreau est plus fortement marqué; les ombres, notamment celle portée par le pied droit du bourreau, ont été reprises.

Hauteur, 0,126; largeur, 0,103.

BARTSCH, 92. CLAUSSIN, 9 6. WILSON, 97.

A la suite de cette pièce, Gersaint, Daulby et Bartsch avaient catalogué une autre Décollation de saint Jean- Baptiste où l'on voit l'exécuteur remettre le sabre dans le fourreau après avoir coupé la tête du saint. Mais il est maintenant bien reconnu que ce morceau n'est pas de la main de Rembrandt. Aussi Glaussin et Wilson Font-ils rejeté parmi les pièces faussement attribuées au maître. On doit s'étonner, au surplus, que des connaisseurs tels que Gersaint et Bartsch aient pu croire de la même pointe l'image grossière dont nous parlons et l'estampe délicate que nous venons de décrire. Autant

NOUVEAU TES TAMEiNT.

celle-là est triviale, brutale et mal dessinée, autant celle-ci est expressive par la pantomime, tinement gravée, et curieuse dans le choix des types. Est-il rien de mieux senti que la figure du saint qui s'incline avec tant de douceur pour recevoir le coup mortel? J'ai possédé autrefois un croquis au bistre de cette figure que Rembrandt avait esquissée d'après nature avant de la dessiner sur le cuivre : ce croquis était admirable de sentiment, et les plus grands maîtres ne l'eussent point désavoué.

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