‹ L'¿uvre complet de RembrandtChapitre 18 sur 202 · Danaë et Jupiter, Pièce dite : Femme nue dormant · texte numérisé non relu

Danaë et Jupiter, Pièce dite : Femme nue dormant

Elle est couchée presque nue et endormie sur un lit, sa tête à la droite de l'estampe, ses pieds à la gauche. Son bras droit est

étendu et la main est posée sur le milieu du corps. Son autre bras, qui est aussi étendu, se porte en avant du lit, et la main est pendante. Dans le fond, on voit s'avancer de face un satyre, à mi-corps, qui s'appuie de la main droite sur le lit et qui, de la gauche, écarte le rideau. Au milieu du dossier du lit est gravé : Rt.

Claussin et Wilson ont décrit ainsi trois épreuves différentes de ce morceau.

Premier état. Extrêmement rare. La couverture du lit qui cache les jambes de Danaë ne vient qu'au-dessous du genou. La planche est de forme irrégulière. Le monogramme de Rembrandt n'est pas encore gravé.

Deuxième état. Le monogramme est ajouté; pas d'autre différence.

Troisième état. La couverture est remontée, et elle couvre les cuisses de la dormeuse. La planche est régularisée et les bords sont unis.

Hauteur, 0,081 ; largeur, 0,108.

BARTSCH j 204. CLAUSSIN, 201. WILSON, 201.

C'est Wilson qui a restitué à cette estampe son vrai nom : Danaë et Jupiter. On y remarque, en effet, des pièces de monnaie qui tombent du ciel (j'entends le ciel du lit). La figure dort à merveille; mais Rembrandt, qui voyait le côté humain et vrai de toute chose, ne s'est pas borné à représenter la pluie d'or : il a joint la réalité au symbole, et Jupiter arrivant dans l'alcôve de Danaë, sous la forme d'un satyre, nous promet qu'il ne s'en tiendra pas à la fiction.

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