‹ L'œuvre de Barye;Chapitre 102 sur 155 · FAISAN · texte numérisé non relu

FAISAN

avait quelque chose de preumatique ; il semblait pomper l'observation, il était grand, gris-bleu et souvent bordé de rouge.

« Barve était un muet dans le monde. Mais à deux c'était différent; il était

causeur intarissable, critique sagace et naïf. Il avait toutes les apparences d’un

timide, mais ce timide était au fond en pleine possession de lui-même, très conscient de sa valeur, quoique d'une extrème modestie : ce qu'il fallait deviner par des riens échappés à la pratique des relations avec lui,

« Il avait des opinions littéraires et une critique en général puisées à même son tempérament, très personnelles, quelquefois d’une rare sagacité.

« Son attitude habituelle était froide, polie et d’une grande correction; cette

sobriété, cette retenue constante de sa vie intellectuelle est écrite dans ses œuvres

pour qui sait y lire.

ie, bien qu'il fùt professeur. Au Jardin,

« Il avait horreur de la pédagog

tous ses conseils que je me rappelle se réduisaient à ceci : Æegarder la natureet

prendre un parti. — Quoi professer devant cela? disait-il, montrant la nature. » RE EE miss 7 6

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