FAISAN
avait quelque chose de preumatique ; il semblait pomper l'observation, il était grand, gris-bleu et souvent bordé de rouge.
« Barve était un muet dans le monde. Mais à deux c'était différent; il était
causeur intarissable, critique sagace et naïf. Il avait toutes les apparences d’un
timide, mais ce timide était au fond en pleine possession de lui-même, très conscient de sa valeur, quoique d'une extrème modestie : ce qu'il fallait deviner par des riens échappés à la pratique des relations avec lui,
« Il avait des opinions littéraires et une critique en général puisées à même son tempérament, très personnelles, quelquefois d’une rare sagacité.
« Son attitude habituelle était froide, polie et d’une grande correction; cette
sobriété, cette retenue constante de sa vie intellectuelle est écrite dans ses œuvres
pour qui sait y lire.
ie, bien qu'il fùt professeur. Au Jardin,
« Il avait horreur de la pédagog
tous ses conseils que je me rappelle se réduisaient à ceci : Æegarder la natureet
prendre un parti. — Quoi professer devant cela? disait-il, montrant la nature. » RE EE miss 7 6