‹ L'œuvre de Barye;Chapitre 133 sur 155 · TORTUE · texte numérisé non relu

TORTUE

tique par d’autres. Il est à remarquer, en eflet, que Barye a pu ouvrir une voie où des artistes se sont engagés après lui; il a pu inspirer des statuaires de grande valeur; à proprement parler, il n'a pas eu d'élèves. Ses recherches mathématiques d'anatomie comparée, ses vérifications des mesures, ses découvertes sur l'anatomie comparée, n'ont servi qu'à lui seul. C'était un système personnel, dont il a emporté la clef avec lui, et dont nous parlerons tout à l'heure.

Dans ces dernières pages, je voudrais rappeler quelles furent -ses habitudes

de métier ou de pratique. Nous avons déjà vu quelle compétence était la sienne dans les opérations de moulage, de fonte et de ciselure. Ouvrier de premier ordre, c’est avec une sorte d'amour qu'il parachevait sa besogne, quand il avait terminé son œuvre d'artiste. « Il excellait, dit Charles Blanc', dans l’art de composer les fontes, de les jeter en moule, de les séparer. Il s'entendait mieux que personne à faire disparaitre, par la ciselure, les accidents du moulage, les traces de la coulée, à purger le métal des croûtes que peut y laisser le contact de la

fonte avec le sable. »

Mais, au début de l'exécution même, il avait une manière de procéder toute spéciale. On sait que les sculpteurs, avant de construire leurs modèles en terre, établissent une armature rigide dont les traverses sont reliées par des fils de fer

immobilisés. C'est comme une ossature sans forme, autour de laquelle ils plaquent

des poignées de glaise. Ce système, normal et pratique au point de vue de la

solidité, n’est pas sans inconvénients. Il interdit le changement d'un mouvement,

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