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En 1827!, pour la première fois, le nom de Barye figure au Salon du Musée royal des arts. Ce début d’ailleurs ne fut pas remarqué ; ce n'étaient que des bustes inscrits sous le même numéro, qui durent passer inaperçus et ne méritèrent que des éloges rétrospectifs.
En 1831, travaillant encore chez Fauconnier, passage Sainte-Marie, il exposa un Martyre de saint Sébastien en plâtre, mais, je me hâte de l'écrire, avec d’autres œuvres qui d'un seul coup fixent l'entrée de la voie que son génie va suivre. Cette
figure — où l'on peut voir, en raison du sujet même, une dernière influence du
goût de l’école, où même une concess ion à celle-ci dans l'intérêt de ses autres
ouvrages — reçut un bienveillant accueil. Ambroise Tardieu quelque peu sévère pour Barye, ainsi que nous allons le voir, s'exprime ainsi : « Dans une figure en plâtre, le Hartyre de saint Sébastien, M. Barye a montré plus de talent intrinsèque que dans ses groupes d'animaux (sic!); ce n'est « pas une statue irréprochable, mais le naturel de l'attitude, le savoir déployé dans les détails, en font une étude remarquable. »
L'Artiste, sous la signature A***, émet ce jugement : « Bien qu'ayant à traiter un sujet d'un ordre supérieur — le critique venait de parler des premiers animaux de Barye — dans le Wartyre de saint Sébastien, M. Barye ne s'est pas élevé si haut que dans le groupe dont nous venons de parler. Cependant cet ouvrage, quoique moins fortement conçu, n'en est pas moins fort remarquable. La pose est pleine de simplicité et de naturel, et, n'eñt-il exposé que cette statue, M. Barye n'en tiendrait pas moins une des premières places du Salon. »
Or, cette statue ne devait pas nous parvenir. Le modèle en fut détruit à la parfaite indifférence de son auteur, sil faut en croire ce que nous raconte M. Émile Lamé dans la Æevue de Paris de 1856
« Ce plâtre eut une bien triste fin : l'auteur, qui travaillait dès lors pour