‹ L'œuvre de Barye;Chapitre 42 sur 155 · CHIEN BASSET DEBOUT · texte numérisé non relu

CHIEN BASSET DEBOUT

Lenormant qui s'étonne de « son nez bossu ». Le livret avait eu beau écrire crocodile, dans tous ses catalogues de vente Barye a eu soin de mentionner : Tigre dévorant un gavial (crocodile du Gange). Il faut lire encore les lignes tombées de la plume d'Ambroise Tardieu? : « M. Barye a su mettre à profit cette observation si vraie par rapport à la

France

Qu'il nous faut du nouveau, n’en füt-il plus au mond

« Il est assez difficile d'en faire en sculpture en prenant la nature pour guide;

M. Barye a trouvé plus simple d'en inventer. Ainsi les voyageurs les plus célèbres, les

naturalistes les plus savants, n'ont jamais vu, ni dit que le tigre guettàt le crocodile

pour le dévorer, ni que le crocodile attaquàt jamais le tigre; néanmoins, l'artiste a

pensé que la multitude le croirait sur parole et s'extasierait sur le naturel etla vérité 1. Les Artistes contemporains, « Salon de 1831 ». Tome 1, page 41.

2. Annales du Musée et de l'École moderne des beaux-arts. « Salon de 1831 ». Recueil de pièces choisies parmi les sés pour la 1" fois au Louvre le premier mai 1831, par Ambroise Tardieu,

ouvrages de peinture et de sculplure exp pour servir de suite el de complément au:

Salons Landon, pag, 1e

pr

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d'une scène que personne ne serait tenté d'aller vérifier, non plus que l'exactitude anatomique de ses acteurs qu'on examine rarement de fort près. Ce qu'il avait prévu est arrivé; grand bruit a été fait de la belle et naïve fureur de ce tigre qui, le premier parmi ses pareils, dévore un crocodile avec un appétit très dramatiquement exprimé; mais les savants ont trouvé que le sculpteur s'en allait

ch:

ant sur leurs terres : ils ont examiné, et leur avis est que le tigre de

M. Barye n'est point un tigre, mais un jaguar auquel ila, fort au rebours du vrai,

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