NN NP D RPM NET
HAE EAROCRRRUEE ES
CR
TR do
CNE
rence d’une mode abandonnée, mais assez proche de nous pour que le changement nous soit plus appréciable, ne paraissent nullement ridicules. Groupez-les, ces petits cavaliers, de loin, de près, sur une table, de profil, de face ou de dos, les uns à côté des autres, au hasard, vous reconnaîtrez de suite les types historiques et les époques particulières.
L'Éléphant d'Asie de cette année-là est une merveille. Il ne faut pas le confondre avec l'ÆVéphant de Cochinchine qui est un chef-d'œuvre de grâce, de légèreté et d'esprit; oui, dans cette énorme masse vivante, Barye a su montrer ces trois qualités réunies sans mentir à la réalité de l'animal. Ne se prend-on pas à dire qu'il est joli, cet éléphant agile et lourd, entrainé par la course, qui déplace l'air en trottinant, et dont les larges oreilles plates se soulèvent dans l’espace ? Il est bien l« éléphant qui suit les femmes », comme on l’a spirituellement appelé.
Le modèle exposé en 1833 marche et ne court pas. Son attitude est plus calme. C'est la pesanteur du pachyderme qui est accusée et mise en relief. Quant au Cerf terrassé par deux lévriers, appelé plus tard par lui dans ses catalogues : Cerf dix cors terrassé par deux lévriers d'Écosse, il nous fait assister au plus bel hallali qui puisse se voir. Quelle scène au fond des bois, pendant que chante
le cor! et quelle merveille de plastique dans cette furie!
Jusqu'alors Barye s'en était tenu aux petites proportions. Mais cette annéelà, avec le Lion écrasant un serpent, que le livret désigne simplement : #» Lion, il s'attaque aux formes de grandeur naturelle. L'effet produit fut immense.
par le respect de la tradition, crurent bien devoir
Certains esprits, embarras faire leurs plus expresses réserves et affecter, au nom des principes, une attitude scandalisée. Les petits groupes, « les serre-papiers », comme on les nommait dédai-
gneusement, passaient encore; mais faire à la bête d'une ménagerie les honneurs
de la statue, n'était-ce pas aller trop loin? N'y avait-il pas là un danger? Pour un peu on eùt crié à la profanation. Néanmoins, et en dépit de ces résistances, le courant d'admiration fut le
plus fort. « Plus je revoyais le Combat du lion et du serpent, et plus l'im-
de RP
MAMNONMNANN