LA GUERRE
ni ANNE
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de Barye que seul il pouvait faire, que personne n'avait été capable de produire avant lui, et que nul ne recommencera.
En avait-il conscience? Peut-être, si l'on en juge par cette phrase qui lui échappa un jour, et qui m'a été rapportée par un témoin. Comme on le félicitait, vers la fin du travail, sur l'échafaudage même, il répondit :
«Ils me donnent à manger maintenant que je n'ai plus de dents. »
Et je rapproche de ce mot plein de tristesse celui que, quelques années plus tard, il prononçait à propos de la malheureuse statue équestre de Napoléon III :
«J'ai attendu les chalands toute ma vie, ils m'arrivent au moment où je ferme
les volets, »