‹ L'œuvre de Barye;Chapitre 96 sur 155 · GE SEL NE D EE CR DEN LE · texte numérisé non relu

GE SEL NE D EE CR DEN LE

Ceci dit, examinons les groupes.

ë Le bras droit rejeté à gauche dans un geste solennel pour tirer le glaive, le guerrier, la tète ceinte de lauriers, comme un favori de la Victoire, regarde en

face, fièrement, Devant lui un enfant sonne du clairon, et le cheval de bataille,

3 les oreilles tendues, va se relever à ses accents. Vous avez ici l'image de la Guerre.

Un éphèbe aux formes développées et pleines, le front mi-baissé, dans une attitude de méditative confiance, le coude gauche appuyé au genou, et soutenant la main droite qui retombe, est assis sur un taureau tranquille et doux. Il semble écouter le petit joueur de flüte qui se presse familièrement contre lui : c'est la Paix.

Quant à l'Ordre punissant les pervers, et à la Force défendant le Travail,

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peut-être pourriez-vous les confondre? Mais non; il faut déchiffrer l’allégorie. Ce tigre dompté, qui montre les dents pointues de sa gueule férocement ouverte, et hurle sous les pieds de l'athlète placide, représente les pervers. L'enfant, dont la poitrine est comme couverte de la main de son protecteur, n'intervient que pour la symétrie, l'unité d'ordonnance des quatre groupes, il est l'Innocence défendue contre la Perversité.

Le quatrième ensemble figure donc la Force défendant le Travail, Nous retrouvons le frère des trois enfants des autres compositions, qui, dans une charmante attitude d'abandon, pleine de nature, s'appuie, le poing au menton, sur son COmpagnon, dont la main tient une massue haute, Et le lion veille, gardien en même temps que symbole.

Un critique en humeur de tout dire, se hasarderait peut-être à penser que cette Guerre est bien calme, dans son appel aux armes sans ardeur; que ce Travail,

si bien défendu qu'il soit, on ne le voit pas; que la Pair pourrait s'appeler

l'Ordre où la Force. Mais, encore une fois, la faute en est au choix des sujets,

que le sculpteur aurait écartés, s'il avait été libre, pour en adopter d'autres où

son tempérament eùt été mieux à l'aise.

Nous avons été sincère, ne soyons pas injuste. Il y des parties superbes et de beauté très grande dans ces compositions, des morceaux de maitrise incontestable, de belle venue, de haute allure, comme la figure de la Pair, l'enfant accoudé de la Æorce; mais, si l'enthousiasme pour l'ensemble manque à qui regarde, n'est-ce pas parce que l'entrain a manqué à qui à conçu et exécuté?

En fin de compte, ne résume-t-on pas une impression générale, inspirée par

l'équité la plus absolue en disant que ces groupes du Louvre, eussent pu être

exécutés par bien des maitres avec un égal talent, mais quil y à des œuvres

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