C. Corot
Embrassez vos dames.
Corot partagea les illusions patriotiques des organisateurs de la souscription pour « la libération du territoire ». 11 envoya spontanément dix billets de mille francs. Hélas, le projet avorta ; mais il refusa de reprendre l'argent qu'il avait versé, et il dit:
* Ça sera pour les pauvres ». Sur ces entrefaites, dans Paris encore sous l'œil de l'étranger vainqueur, la guerre civile éclatait.
Malgré la tristesse de ce spectacle, Corot n'était pas disposé a fuir. L'affectueuse sollicitude de M. Alfred Robaut, venu pour le voirie i8 mars, le décida à partir.
11 se mit en route pour le Nord le i" avril et y séjourna pendant toute la durée de la Commune :
à Arras d'abord, dans la maison de son ami Dutilleux, occupée par sa veuve et son gendre Desavary, puis à Douai, chez M. et M'"" Robaut. Les angoisses de son cœur, affecté par les douloureuses nouvelles qui arrivaient de Paris, n'arrêtèrent pas
ÎI2J. — Corot chez M. Alfred Robaut, Dessin par M. Robaut, ;6 mai 1871