‹ L'œuvre de Pierre Bossan, architecteChapitre 4 sur 17 · CHAPELLE DU COLLÈGE A OULLINS. RHONE · texte numérisé non relu

CHAPELLE DU COLLÈGE A OULLINS. RHONE

À chapelle du collège de Saint-Thomas d'Aquin est construite depuis l’année 1861; sa décoration a été terminée en 1888.

Elle s'élève isolée sur un terrain incliné, à l’angle d’une terrasse, et se détache sur un rideau de grands arbres, plantés à l'époque où les bâtiments du collège appartenaient aux archevêques de Lyon. La silhouette de ce monument gracieux est dominée par un clocheton ajouré, posé en encorbellement.

La porte s'abrite sous une archivolte saillante où, sur deux plans différents, s’étalent de riches palmettes; des anges en supportent la retombée. Au tympan, est représenté le Christ debout, dont saint Thomas d'Aquin et saint Jean agenouillés recueillent les paroles; la ligne horizontale à hauteur des anges est fortement accusée par une large frise ornée, qui donne à la façade une assise ferme, sobre et élégante.

Au-dessus du portail, quatre fenêtres conjuguées, aux arcs trilobés, s'ouvrent dans le nu du mur. Le transept est ajouré par trois baies accolées, la nef par des fenêtres jumelles. Une simple rosace aveugle et la corniche qui pourtourne l'édifice suffisent à l'ornementation d’un chevet carré. Les murs de la façade et du transept, couronnés de pignons, ont leurs angles abattus en chanfrein. Le pan coupé se rachète, à sa partie supérieure, par une console, et une élégante colonnette supporte la saillie de l’encorbellement.

L'intérieur se compose d'une seule nef de cinq travées, ainsi constituées : à 3" 70 au dessus du sol, de robustes consoles surplombent des pilastres carrés et supportent des colonnettes isolées du mur; celles-ci reçoivent les doubleaux de la voûte d’arêtes et des arcs formerets très puissants, qui contribuent ainsi à la stabilité de la voûte, en même temps qu'ils fournissent un élément important à la décoration.

A l'entrée du transept, l'arc triomphal est supporté de chaque côté par une colonne qui se combine avec une petite travée plus étroite, contrastant d'une façon heureuse avec l'ampleur du

| transept.

Un ciborium, élevé au dessus de l'autel majeur (pl. 13), est caractérisé par l'absence d’arcades ; il porte une figure de l'enfant Jésus docteur. Sur l'autel, les émaux et des figures d’anges en bronze se mêlent à la pierre finement refouillée.

Les autels latéraux sont aussi ornés de bronzes et d’émaux : ils sont dominés par des niches, d'une composition en harmonie avec celle du ciborium, et qui abritent, à droite, la statue

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