CHAPELLE DE SAINT-THOMAS D'AQUIN È
de saint Thomas d'Aquin, à gauche, celle de la sainte Vierge. Les crédences appliquées au mur de fond sont du dessin le plus pur et le plus délicat. La tribune d’orgues, sur la porte d'entrée, repose sur deux grands arcs surbaissés se rejoignant sur une colonne trapue qu'entoure la vasque d'un bénitier. Notons les angles à pans coupés de cette tribune et l'élégante corniche de feuillages qui la soutient.
Une boiserie continue, interrompue seulement par les pilastres séparant les travées, règne à l'intérieur. Au-dessus, se déroulent de vastes compositions peintes par M.
P. Borel, reproduites à part dans nos planches et que nous décrirons dans un instant. Les figures sculptées sont de M. Dufraine, professeur à l'Ecole des Beaux-Arts de Lyon, la décoration peinte est de M. J. Razuret.
La nef est longue de 35", large de g" 70. L’autel majeur a 2" de long; les petits autels ont 1" 80. Le ciborium a 7" de haut; la colonne entourée par le bénitier, 1" 83.
PLAN DE LA CHAPELLE DU COLLÈGE DE SAINT-THOMAS D'AQUIN ; À OÙ INS (RHONE).
Voici l'indication des principaux sujets peints ou sculptés qui entrent dans la décoration intérieure de l'édifice.
Nef.
Côté droit. — Les peintures qui ornent ce côté de la chapelle ont pour motif le mystère de l’Eucharistie, source de force pendant la vie.
1'travée: MOISE FAISANT SORTIR L'EAU DU ROCHER (pl. 24);
2 travée: LA CONV SATION DE JESUS AVEC DEUX DISCIPLES D'EMMAUS (pl. 25
3° travée : L'ARRIVÉE A L'HOTELLERIE (pl. 2
4° travée: LA CÈNE D'EMMAUS (pl. 27) ;
5 travée: LA DISPARITION DU CHRIST (pl. 28).
Au-dessus des fenêtres, cinq médaillons, LES ANGES GARDIENS ASSOCIÉS AU PÉLERINAGE DE LA VIE et tenant un bourdon de pélerin (pl. 46).
Côlé gauche. — Toute la décoration de ce côté de la chapelle a trait aux péripéties de la vie, où l'âme, dans sa lutte contre le mal, a pour auxiliaires la prière, la dévotion à la sainte Vierge, le secours divin et les anges protecteurs.
Grandes peintures : les guérisons évangéliques |
5° travée : LA GUÉRISON DES AVEUGLES DE JÉRICHO (pl. 40);
de travée : LA RÉSURRECTION DU FILS DE LA VEUVE DE NAIM (pl. 41);
3° travée: LA GUÉRISON DU POSSÉDÉ (pl. 42);
2° travée : LA GUÉRISON DU LÉPR
(pl. 43) ;
1'etravée : LE JEUNE TOBIE GUÉRI
NT SON PÈRE (pl. 44).
En haut et faisant face aux anges pélerins, cinq ANGES GARDIENS (pl. 45).
Voûle. — Trois médaillons peints :
Celui du milieu représente le serpent d'airain (3) ; celui de gauche, une cuve baptismale (4) ; celui de droite, un globe terrestre entouré de nuages et surmonté d’une étoile (5).
(1) Sur la frise qui court au-dessus de ces peintures: Bibebant de petra. Petra autem erat Christus (Cor., X, 4). — Mane nobiscum, quoniam advesperascit et inclinata jam dies. Et intravit cum illis…., accepit panem et benedixit ac fregit, et porrigebat illis. Et aperti sunt oculi eorum (Luc., XXIV, 29, 30, 31).
(2) Dans la frise au-dessus des peintures: Ego in eis et tu in me: ut sint consummati in unum, et cognoscat mundus quia tu me misisti, et dil ti eos sicut et me dilexisti. Pater, quos dedisti mihi, volo ut ubi sum ego, et illi sint mecum (Joan., XVII, 23 et 24). — Honora medicum... À Deo est enim omnis medela (Eccli., 3 Ier)
(3) Sicut Moyses exaltavit serpentem in deserto, îta exaltari oportet Filium hominis (Joan., II. 14).
(4) Nisi quis renatus fuerit in aqua et Spiritu sancto, non potest introire in regnum Dei (Joan, III, 5).
(5) Et dilexerunt homines magis tenebras quam lucem (Joan., III, 10).