PROPHYLAXIE
Ce que nous avons dit de la situation sociale des Marocains atteints de tuberculose montre les difficultés qui apparaissent dans la lutte antituberculeuse, au point de vue prophylactique.
Il y a deux aspects à considérer :
1° Empêcher les incurables de disséminer leurs bacilles;
2° Protéger les individus sains, en particulier les enfants.
Pour réaliser la première partie du programme, on a construit, dans les hôpitaux, des bâtiments en matériaux légers, réservés aux tuberculeux curables et incurables, en les séparant les uns des autres. .
Pour la prévention, les milliers de cuti effectuées dans tout le Maroc, au cours des missions de radio-dépistage,
ayant montré que beaucoup de sujets —— dans le Sud en particulier — étaient indemnes encore, on a pratiqué en
masse des injections de B. C. G. Plus de 3 millions d'individus testés, 1.500.000 vaccinés.
On espère, par cette prophylaxie de masses, tobiente des résultats de même ordre, sinon aussi encourageants, que pour le typhus et la variole.
QE
D’autre part, on a construit des preventoria en demialtitude. L’un à Oued Zem comprend 130 lits, l’autre à Sidi el Ayachis en possède 60. À Meknès, un autre pre- -ventorium fonctionne depuis novembre 1951, un autre vient de s’achever à Ben Ahmed et dispose de 200 lits.
Il faut ajouter à cela un preventorium privé pour les enfants des écoles de la ville de Casablanca, preventorium doté d’une subvention de la ville et d’une subvention du Service de la Santé et de la Famille. Ce preventorium (œuvre « Pauline-Kergomard »} est situé dans une très belle propriété, dans un des plus beaux et des plus sains quartiers de la ville. Il reçoit gratuitement les enfants de six à douze ans. Le séjour y est au minimum de trois mois et peut être prolongé jusqu’à un an. Les pensionnaires peuvent continuer leurs études à l’école annexée au preventorium, et qui se trouve dans l’établissement même.
Il existe en outre, depuis 1953 : les preventoria d’Aïn Chock (110 lits), de Ben Ahmed, Salé, Mesdra-Jorf et Pagnon à Meknès. |
On est aussi en train de créer en montagne, à Immouzer du Kandar (1.300 mètres) et à Séfrou (800 mètres), dans le Moyen-Atlas, des aériums pour les enfants des villes.
Enfin, nombreuses sont les œuvres, publiques ou privées, qui ont créé des colonies de vacances en montagne ou à la mer.