‹ L'Œuvre Médicale Française au MarocChapitre 47 sur 63 · AN · texte numérisé non relu

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atteignit, les deux années suivantes, les Abda, les Rehamna et la Chaouïa.

Malgré les efforts des premiers médecins français du Protectorat, il y eut des retours offensifs assez sérieux, à plusieurs reprises, puisqu'il y eut 283 cas en 1929, 1.099 cas en 1941, 2.337 cas en 1942, 811 cas en 1945.

Les moyens de défense étaient encore assez précaires. Les foyers épidémiques, souvent difficiles à aborder faute de routes, la mauvaise volonté des indigènes qui ne comprenaient pas la nécessité de brûler les huttes ou les tentes qui les abritaient, la difficulté des désinsectisations vestimentaires, de la désinsectisation des habitants faute de moyens efficaces, tous ces facteurs réunis obligeaient le Service de Santé à rester toujours en alerte.

On procédait bien à la dératisation dans les ports, mais, outre que la dératisation est presque illusoire dans les villes de l'intérieur et surtout dans le bled, son efficacité n'est pas très grande au point de vue prophylactique, parce que la constatation de peste murine est généralement plus tardive que le début de lépidémie.

En 1952, 19.520 rats furent examinés lors de dératisations.

D'autre part, le Docteur BLANC, Directeur de lInstitut Pasteur de Casablanca, a montré que «les épidémies de peste bubonique sont sous la dépendance stricte de la vection interhumaine par les ectoparasites de l’homme. Ce n’est qu’accidentellement que la peste des rongeurs est transmise à l’homme par la puce du rat, Xenopsyllacheopis.

«Le bacille de la peste passe dans les déjections des ectoparasites infectés, il peut être conservé à sec dans ces déjections ou chez la puce morte. »

Il semble donc que le point le plus important dans la prophylaxie est la désinsectisation. La vaccination préventive a été naturellement largement pratiquée; elle ne semble pas avoir donné les résultats qu’on aurait pu en

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