TOME
d'accouchement. Les accouchements normaux y sont faits par une sage-femme française diplômée, assistée de deux sages-femmes marocaines. Les accouchements dystociques sont faits par Le chirurgien de l'hôpital.
Actuellement, dans tous les hôpitaux mixtes, dans les infirmeries de quelque importance, un certain nombre de lits sont réservés aux accouchements.
La lecture des statistiques montrera le pas gigantesque (quand on se rappelle ce qui était il y a trente ans et ce qui est aujourd’hui, quand on connaît toutes les difficultés qu’il a fallu vaincre) franchi par les médecins pendant ces trente années.
Sous les chiffres, il ne faut pas voir seulement un succès brutal et croissant, mais encore le point de vue éducatif, civilisateur et grandement humain.
S1 les femmes marocaines ont trouvé dans nos maternités la sécurité, elles y ont trouvé quelque chose de plus : c’est la compréhension et le dévouement, c’est le chemin vers un idéal meilleur et plus spirituel. La femme marocaine pauvre y trouve un confort qu’elle ne connaissait pas, des soins dont elle n’avait aucune idée.
Avant l’accouchement, elle sera suivie et soignée ; elle accouchera avec le maximum de sécurité, et on lui enseignera Ja façon de soigner son enfant, de surveiller sa croissance, de prévenir les maladies.
Mais quelle patience que rien ne rebute, quel dévouement, quelle foi il a fallu et il faut encore, quand on s’adresse à ces femmes incultes, frustes, entourées de croyances médiévales et de superstitions, que sont les femmes marocaines.
HT