‹ L'Œuvre Ophthalmologique de BouissonChapitre 12 sur 21 · VII. — CRISTALLIN · texte numérisé non relu

VII. — CRISTALLIN

Examen d'un cas particulier de diabète avec cataracte double. — Considérations sur la nature et le traïtement de la cataracte diabétique.

In Montpellier médical, 1863 — Œuvres complètes, L. 1. p. 167-193 ; “

Boursson écrivitce mémoire à l’occasion de trois cas de cataracte diabétique qu'il eut le loisir d'observer. Deux fois, il s'agissait de sujets adolescents, une fois d’un homme àgé. Un seul malade fut opéré, et l’auteur nous expose en détail son observation.

C'était un jeune homme de 20 ans, ayant contracté en Algérie des habitudes alcooliques En 1859, à la suite d’un refroidissement, il fut pris de fièvreavec embarras gastrique. Pendant sa convalescence, son appétit s'exagéra démesurément. Un peu plus tard, à la boulimie s'ajoute la polidypsie, au point quil arrive à boire 20 litres d’eau par jour. À ces symptômes s’ajoutèrent bientôt des palpitations cardiaques, des éblouissements, des mouvements spasmodiques, de l'ædème des membres inférieurs. Plus tard, l'infiltration se propagea.et aboutit à l’anasarque.

En 1860, l’amaigrissement fait des progrès rapides. Le malade contracte un catarrhe bronchique très violent.

En 1862, ils’aperçoit que sa vue diminue du côté cu et bientôt après du côté gauche.

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Lorsqu'il arriva à l'hôpital de Montpellier, le 4 juillet 1869, il présentait, avec tous les symplômes du diabète maigre, une double cataracte complète, entraînant une cécité presque absolue V— q. Sensibilité oculaire et phosphénique intacte. Pupilles contractiles. La cataracte, volumineuse, blanche, fut jugée de consistance molle.

Le 21 juillet, il est opéré aux deux veux par la méthode d'abaissement ; à l'œil gauche, abaissement en masse avec une aiguille assez large ; à l'œil droit, discision préalable de la cristalloïde antérieure. Dans cet œil, la cataracte, pendant l’abaissement, se divisa en plusieurs fragments. — L'opérateur réussit à récliner le fragment le plus gros; les autres restèrent au niveau de la pupille; quelques-uns pénétrèrent dans la chambre antérieure.

Pansement occlusif et applications froides. Les suites furent excellentes pour l'œil gauche. L'ril droit fut le siège d’une légère inflammation qui exigea bientôt des frictions : mercurielles belladonées et une applicalion de sangsues.

Au bout d’un certain temps, la cataracte de l'œil droit se résorba complètement.

A propos de ce cas intéressant, Bouissox examine les deux points suivants :

. 1° Existe-t-il une cataracte diabétique ?

2° Quel est son meilleur mode de traitement ?

a) Existe-t-il une cataracte diabétique ? — L'auteur rappelle que son existence, contestée par VALLEIX, FAUCONNEAU- Durresne, Boucaarpar, GARROD, est admise par MACKENZIE, FRANCE, HASNER, GRÆFE, DESMARRES, SIECHEL, LÉCORCHÉ, ete., il pense, toutefois, que la solution de la question réside, non dans les statistiques, mais dans l'appréciation de certaines circonstances.

Il ne croit pas que toute cataracte, développée chez un

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