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L'humeur aqueuse, d’après des recherches personnelles confirmant celles de Huscxe, pèse de 3 gr. à 3 gr. 50.
Ses variations naturelles peu prononcées peuvent devenir considérables dans certains cas pathologiques, et aller de l'hydrophtalmie jusqu’à l’atrophie.
L'insuffisance est un état intermédiaire et moyen, simplement le défaut de rapport entre la capacité de l'œil et son état de réplétion. Avec elle, le plus souvent, coexiste Île synchisis simple ou étincelant. ù
° e La symptomatologie ne diffère pas essentiellement de celle de l'insuffisance de l'humeur aqueuse. Comme cette dernière, l'humeur vitrée peut se reproduire spontanément, aboutir à l’'amaurose et secondairement à l’atrophie.
Le traitement est aussi le même.
Dans ce travail sur l'insuffisance des humeurs de læil,
l’auteur a groupé les états pathologiques les plus di-ers. Cette synthèse factice repose sur des données anatomiques et physiologiques inexactes, sur des faits très souvent mal interprétés et des théories que les recherches analomo-eliniques de la période contemporaine ont fait entrer dans l'oubli. |
Pour montrer combien nos conceptions sont aujourd'hui différentes, citons un exemple : (
A l'époque de Bouissox on expliquait, avec Ammox, la production et l'absorption de l'humeur aqueuse par les prétendues propriétés de la membrane de Demours; on considérait la partie qui recouvre l'iris comme exhalante, et. absorbante celle qui tapisse la face concave de la cornée. De nos jours, les recherches de Nicari semblent démontrer que ce liquide oculaire est sécrété par la couche cellulaire qui va de l'ora serrata aux procès ciliaires (glande de Phumeur aqueuse).
Etablies sur de pareilles bases, les théories sont nécessairement contraires à la réalité des faits, et ne peuvent les expliquer. Aussi ne reste-t-il plus rien de l'insuffisance des
humeurs de l'œil systématisée par Bouisson.
Origine du synchisis étincelant
1847, in Académie des Sciences de Montpellier, 19 juillet. — Gazette médicale de Montpellier. — Œuvres complètes, t. I, p. 149-150
Bouisson établit dans ce travail que les paillettes mobiles et luisantes, observées dans le vitré des sujets affectés de synchisis étincelant, ne sont pas formées par des lambeaux d'hyaloïde reflétant la lumière, mais par des fragments cristallins flottant dans cette humeur, dont la membrane est détruite. Il se base sur des examens chimiques réalisés par le procédé suivant :
L'humeur vitrée de plusieurs yeux de bœuf fut exprimée à travers un linge et filtrée. Le résidu, obtenu après évaporation à feu doux, traité par l’éther, lui céda, par dissolution, un principe qui se déposa ensuite sous forme de matière grasse, blanchâtre et comme figée. Cette matière, dissoute dans l’alcool bouillant, s'y précipitait sous forme cristalline irrégulière. È
Des essais du même genre effectués sur des yeux humains donnèrent les mêmes résultats. Il conclut que, puisque à l'état normal existe dans le vitré une matière grasse, cette matière peut s’isoler sous une influence pathologique, passer à l’état de dépôt, revêtir la forme et les caractères de la cholestérine et donner lieu aux phénomènes spéciaux du synchisis étincelant.
Avant lui, BerzÉLiUS avait signalé, dans le corps vitré du
De 4 A ER chlorure de sodium, une matière soluble dans l’eau, de l'albumine, de l’eau et un peu de matière extractiforme.
C'est dans cette matière extractiforme, insuffisamment étudiée par BerzéLivs, qu’il reconnut la présence de la matière grasse, dont, par hypothèse logique, il fit de la cholestérine.
Le bien fondé de cette hypothèse fut vérifié peu après par les travaux de Hervier. BackeR et de LegerrT. |
Le nom de Bourssox reste donc attaché à l’histoire du synchisis étincelant au même titre que celui de PoncEer, qui plus tard y trouva de la tyrosine.