‹ La badiane et sa culture en Indo-ChineChapitre 5 sur 9 · CULTURE · texte numérisé non relu

CULTURE

Il n'y a pas, à proprement parler, chez les peuplades du nord du Tonkin, de culture du Badianier digne de ce nom. L'indigène se borne à planter les graines, peu de temps après la récolte d'octobre, le plus souvent autour de sa maison, en pépinière; ensuite, quand le moment est venu, il repique les semis, ne s'occupe plus de ses arbres qu'une fois par an, quelquefois deux, mais rarement, pour enlever la brousse qui est autour et c'est tout.

Semis. — Autrefois, le propriétaire semait ses graines en place; il a aujourd'hui reconnu l'avantage de les planter en pépinière, les pertes sont moins grandes. Il ne faut du reste pas voir là, une recherche d'amélioration de sa part, mais simplement une économie de temps et de travail surtout : il est en effet plus aisé de surveiller le développement de deux ou trois cents jeunes plantes réparties sur une petite surface, que de veillera leur croissance lorsqu'elles sont disséminées sur plusieurs mamelons.

Les graines sont jetées presque à la volée sur deux ou trois mètres carrés, absolument comme on sème le riz, aucun intervalle n'est observé par conséquent entre elles, le tout est recouvert ensuite avec quelques pelletées de terre. La germination est lente, au J)out de trois mois environ les cotylédons apparaissent et la plante va se développer normalement à condition toutefois ;

1° d'avoir de l'eau en quantité suffisante,

2** d'être abritée contre le soleil.

Le jeune plant en effet est très délicat et craint surtout la trop grande lumière.

Il a été écrit que la présence de la brousse autour de la jeune plante était indispensable pour son évolution. En réalité, il n'eu est rien, elle ne joue dans le développement du jeune Badianier

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qu'un rôle de protection, et Ton obtient de très beaux pieds n'importe où, dans un sol approprié pourvu que la plante ait beaucoup d'ombre. La figure 4 montre un excellent abri de pépinière : on peut voir, à l'extrémité des diagonales de la plate-bande, quatre bambous supportant une claie sur la surface de laquelle courent des cucurbitacées dont le large feuillage constitue un protecteur parfait. Cette même gravure nous met, en revanche, sous les yeux, la façon déplorable dont sont faits les semis : les pieds les uns

FiG. 4. — Plantation de Badianiers.

Semis en pépinière dans le voisinage d'une habitation.

sur les autres s'étouffent et se développent mal. Au tout premier plan, dans un panier, sont des semis de 8 à 9 mois ayant de 9 à 10 centimètres de hauteur et plus loin, à gauche, les pieds plus élevés ont de 40 à 50 centimètres de hauteur et deux ans d'âge ; ils sont prêts à être repiqués. C'est en eflTet le moment le plus propice pour cette opération, l'arbrisseau offrant par lui-même une certaine résistance aux agents extérieurs n'a pas encore un appareil radiculaire trop développé, ce qui, par conséquent, n'entraîne pas de meurtrissures possibles, qui retarderaient la plante dans son évolution.

Sol. — Le Badianier a besoin d'un sol profond. Si les racines sont arrêtées par du rocher, ou même un sol trop compact, la plante dépérit et meurt.

11 faut éviter avec grand soin les sols marécageux ; les sols siliceux sont également à laisser de côté.

Les sols calcaires ne lui conviennent guère, quoiqu'il ait cependant besoin de quelques sels de chaux là où le sol en est totalement dépourvu.

Les terrains argilo-schisteux lui sont assez favorables, à condition toutefois que la proportion d'argile ne leur fasse pas conserver une trop grande humidité.

Ce que le Badianier réclame surtout, c'est une terre très riche en humus et c'est pourquoi je conseillerai de préférence l'emplacement des forêts ou une terre succédant à de récents défrichements.

Repiquage, — Presque partout (Halûng, Nacham, etc.) on commence à repiquer vers le treizième mois, c'est trop tôt et voici pourquoi :

Durant la période où la plante est en semis derrière la maison, c'est-à-dire à portée de la main, l'indigène se donne la peine de l'arroser de temps à autre dans la saison sèche, mais du jour où elle a été repiquée, il ne lui donne jamais d'eau, tout en reconnaissant qu'elle en aurait besoin dans cette période. 11 résulte de cette négligence la perte d'un grand nombre de pieds, car, la plante n'étant pas encore suffisamment armée en vue de la lutte pour la vie, son appareil radiculaire est insuffisant, il ne lui permet pas d'aller chercher la quantité d'eau nécessaire et, avant qu'elle ait eu le temps de pousser ses radicelles, elle est étouffée par la brousse ambiante.

11 est donc préférable à tous les points de vue d'attendre deux ans, car à partir de cet âge le chevelu se développe abondamment chez cette plante, en même temps que la racine principale acquiert des dimensions suffisantes pour mettre le végétal dans de bonnes conditions de défense et d'évolution.

Pour ce qui est de la mise en place définitive, l'indigène a, trois ans auparavant, creusé de place en place des trous de 30 centimètres de profondeur sur 10 de largeur dans les mamelons qu'il a choisis pour y planter des Badianiers. Ces trous, abandonnés ensuite à eux-mêmes pendant ce long intervalle, se sont plus ou moins remplis de feuilles mortes qui ont fermenté et qui constituent un bon terreau.

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Les pieds soiit arrachés de la plate-bande où ils ont poussé jusqu'alors; on a soin quelquefois, malheureusement pas toujours, de laisser un peu de terre adhérer aux racines, de façon à éviter leur dessèchement pendant le transport, puis, ils sont mis en place, dans les trous en question, avec un peu de « terre de montagne » ayant pour origine des débris organiques végétaux et considérée comme exempte de vers. Le trou est rempli de cette terre jusqu'à environ 6 centimètres de son ouverture, la nature est chargée de la fin du remplissage, chose mauvaise car, parfois, Teau de pluie s'amasse dans ces creux, y stagne et entraîne la pourriture des racines.

De plus, la plupart du temps, la jeune plante est repiquée sans soins, souvent sur les bords même du trou et non au milieu, d'où des meurtrissures fréquentes des racines ; ces blessures, jointes à celles d'un arrachage brutal, sont chose qu'il faut réparer, ce qui amène un retard forcé dans une végétation déjà très lente par nature, ainsi que le démontre l'étude morphologique.

Écart à observer, — Il faut, dans la mise en place définitive, laisser entre chaque pied une distance d'environ 8 mètres. Cette distance n'est jamais observée par l'indigène ; il est bien rare de trouver dans les mamelons récemment plantés un écart de plus de 5 mètres et il est souvent moindre. L'importance de cette distance entre les arbres, permettant la libre circulation de l'air et le libre jeu des racines, est très grande, les résultats sont là manifestes.

Les mamelons où un écart suiïisant a été observé, montrent une végétation luxuriante, au feuillage vert foncé de pleine vigueur, les autres, au contraire, ont des arbres au feuillage de couleur jaunâtre d'où la chlorophylle disparait peu à peu, les fonctions physiologiques (respiration, transpiration, assimilation, etc.) ne pouvant s'accomplir de façon normale. L'indigène se plaint alors, attribue le dépérissement de ses arbres à des sorts qu'on a jetés sur son terrain, etc., un peu d'observation lui montrerait cependant qu'il ne doit s'en plaindre qu'à lui seul et que, si pendant dix ou quinze ans, ses arbres n'ont pas besoin d'un écart de plus de quatre ou cinq mètres, ils se gênent lorsqu'ils ont pris un développement plus grand. Les conséquences en sont palpables pour les moins expérimentés :

1^ Les arbres de 20 à 25 ans atteignent, dans de bonnes condi-

lions de terrain et de mise en place, 7 à 8 mètres de hauteur sur un diamètre de 12 à 13 centimètres.

Les arbres de même âge, dans le même terrain, avec la même exposition, mais trop rapprochés, arrivent péniblement jusqu'à cinq mètres de hauteur, sur un diamètre de huit centimètres.

2<* Dans le premier cas, la récolte avait commencé vers la dixième année ; dans le second, avant la dix-septième année il n y avait pas une quantité de fruits suffisante pour être recueillie.

3^ Les fonctions physiologiques s'accomplissantmal, il en résulte naturellement que la floraison s^efTectue dans de mauvaises conditions, et que la fructification en souffre beaucoup; souvent elle est incomplète, la plupart du temps, les ovules sont avortés.

4® Il arrive un moment où, lorsque les arbres sont trop serrés, le feuillage de Tun se confond avec celui de son voisin et non seulement les branches se gênant mutuellement se développent mal, mais, et ce sont là dès conséquences plus graves encore, il résulte de cet enchevêtrement, la formation, sous ce rideau épais, d'une couche d*air humide chargée d'acide carbonique qu'entretient et qu'accentue constamment Tévaporation du sol et la respiration des feuilles. Or, ce milieu humide empêche le développement normal des produits essentiels, ainsi que je Tai démontré dans un travail antérieur *.

Il arrive, en outre, que dans cet air saturé d'humidité, les fruits, à peine formés, sont déjà trop lourds et rompent leur point d'attache ; ils jonchent alors le sol à la moindre brise, car, dans le pédoncule qui les fixe, les éléments de soutien sont pour ainsi dire nuls, en raison même de ce milieu humide. Les indigènes en ramassent, il est vrai, un certain nombre, les mettent soigneusement de côté pour, deux mois après, au moment de la récolte de ce qui reste, les joindre à la masse que l'on distille, mais on se rend compte aisément du maigre produit obtenu avec une matière première semblable.

Arrosage. — J'ai dit plus haut que les indigènes, tout en reconnaissant la nécessité d'arroser les jeunes plants une fois repiqués, négligent complètement cette opération, considérant qu'elle leur donnerait trop de peine. Cependant la mortalité serait bien moindre

1. Eberhardt. Influence de Vair sec et de Vair humide sur les végétaux. Masson, édît.

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si Ton prenait cette précaution. Il ne faut pas, dans le début de son évolution, laisser subir au végétal des alternatives de trop grande humidité et de trop grande sécheresse.

Les premières sont ici sans inconvénients, car, lés vallées étant toutes occupées par la culture du riz, les Badianiers sont toujours placés sur les pentes des mamelons et par conséquent Tinfiltration et le ruissellement agissent pour le propriétaire.

Quant aux secondes, on doit y parer par des arrosages que je considère comme nécessaires jusqu'à la cinquième année au moins (dans une plantation, il suffirait simplement d'assurer Tirrigation).

Si les exigences naturelles d'humidité ne sont point satisfaites, il arrive que, dans la période de sécheresse, succédant aux entrenœuds longs et grêles acquis pendant la. saison humide, apparaissent des entrenœuds courts et plus larges, avec un squelette ligneux beaucoup plus solide, développant sur la hauteur totale du végétal des endroits de moindre résistance qui se cassent sous Faction du vent.

La transplantation se fait indifféremment à une époque quelconque de Tannée, il serait cependant préférable qu'elle s'opérât toujours au moment du crachin, période favorable pour la reprise des jeunes pieds : la saison sèche en effet, entraîne très souvent la mort de ces derniers puisqu'aucun arrosage n'a lieu; d'un autre côté, les grandes pluies lui sont aussi néfastes que la trop grande sécheresse.

Pour ce qui est de l'orientation des mamelons choisis, et de ce fait qu'il faut toujours, ainsi qu'on l'a écrit, planter les Badianiers à l'est, je dirai que c'est simplement une acceptation aveugle et sans contrôle des renseignements recueillis; en réalité, c'est là une simple affaire de sous-sol local et surtout d'abri.

Abri. — Le Badianier est un arbre très sensible à l'ardeur du soleil, et s'il vient mieux dans les forêts, c'est qu'à côté de l'humus, très riche, d'origine végétale, il trouve la fraîcheur, une certaine humidité et surtout l'abri qui lui permet de pousser dans les meilleures conditions.

11 est bon alors, dans le cas de mamelons dénudés où l'on veut obtenir des Badianiers, de planter à côté d'eux un arbrisseau ayant trois fois sa hauteur et qui pousse assez vite, de façon à protéger le jeune plant au fur et à mesure de son développement, condition facile à remplir, étant donnée la lenteur de croissance de l'essence

qui nous occupe ; Timportant est de disposer le Badianier de façon qu'il ne reçoive que les rayons du soleil levant et du soleil couchant et qu'il soit préservé des rayons trop violents du milieu de la journée. Le mieux serait encore de faire les plantations en forêts, dans des allées que Ton tracerait et où Ton placerait les rangées de Badianiers ; on réunirait ainsi tout à la fois les conditions de terrain, de fraîcheur et d'abri.

II faut éviter également avec grand soin de laisser la brousse envahir le pied de Tarbre ; Timportance acquise par cette dernière est quelquefois très grande dans les plantations du Haut Tonkin, aussi Ton comprendra aisément le dommage causé par les racines de toute cette végétation à celles du Badianier et combien le fait de débroussailler une et même deux fois par an est chose insuffisante dans un pays où le climat favorise l'exubérance de la végétation.

Il n'est pas nécessaire non plus d'exagérer en sens contraire, comme dans certaines plantations chinoises, où le sol, sous les Badianiers, complètement dépourvu de végétation, ressemble à celui d'une sapinière de nos pays : on pourrait facilement, dans les plantations, entreprendre dans les allées de séparation telle ou telle culture maraîchère qui n'épuiserait pas le sol et serait d'un rapport appréciable. De plus, cela entraînerait le remaniement de la terre autour des racines de l'arbre, et le mettrait dans une excellente situation de croissance, à condition toutefois de s'en abstenir au moment de la floraisoa, ce qui pourrait nuire à cette dernière.

Ceux des plants qui ont résisté à la transplantation évoluent alors aussi normalement que leur permettent les conditions dans lesquelles ils se trouvent, ainsi que leurs ennemis naturels.

Floraison et fructification. — Les fleurs n'apparaissent que lorsque l'arbre a atteint 7 à 8 ans d'âge et ne sont pas en état de fournir de récolte avant la dixième année (cette date pourrait être avancée par des améliorations de culture).

La floraison commence en avril et se répartit sur deux ou trois mois ; les fruits arrivent à maturité deux mois après.

Ennemis, -r— Mais cette fructification ne vient pas toujours à bien chaque année, car Tarbre a des ennemis nombreux. Je me bornerai ici à signaler les principaux, comptant faire ultérieurement Tétude approfondie des parasites animaux et végétaux de cette essence.

Ce sont tout d'abord les buffles qu'on lâche dans les mamelons et

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qui écrasent bon nombre de pieds quand ces derniers viennent d'être repiqués et, plus tard, lorsque l'arbre est plus grand, brisent dans leur passage pas mal de jeunes branches et détruisent un grand nombre de bourgeons.

Les cerfs et les daims, qui dans la région comprise entre Nacham et Tatkhé, viennent brouter les jeunes pousses et les jeunes plants dont ils sont très friands ;

Les criquets qui coupent ces derniers à 10 centimètres du sol ;

Un ver blanc que l'on trouve souvent dans les racines et qui entraine le dépérissement du végétal ;

Les lichens qui souvent, et de préférence dans les plantations mal entretenues, envahissent les branches et le tronc. On peut remarquer que les premières taches apparaissent toujours du même côté dans les plantations et ne regardent que la partie de l'arbre exposée aux vents dominants de la contrée. Les spores apportées par ces derniers sont arrêtées par les branches, germent sur elles, si elles s'y trouvent dans des conditions favorables et ne tardent pas à les faire dépérir (c'est ce qu'on peut voir figure 2 sur bon nombre de branches qui se trouvent dénudées). Peu à peu, si on n'y apporte pas de remède, les pluies entraînent les spores sur toute la surface de l'arbre, le tronc est envahi à son tour, le Badianier végète alors, mal s'étiole et finit par mourir.

Enfin, et non parmi les moindres, il faut citer Tindigène luimême, et cela par ignorance et insouciance : nous avons vu précédemment sa négligence au sujet de l'arrosage, de l'écart à respecter dans la mise en place, etc., nous verrons plus loin combien il prend peu de précautions lors de la récolte.

En outre, dans beaucoup d'endroits et notamment dans les environs de Na-Liet, il a l'habitude, quand Tarbre a atteint une quinzaine d'années, c est-à-dire quand le tronc a déjà 8 centimètres de diamètre environ, de couvrir celui-ci, depuis la base jusqu'à 1™ 20 ou 1™ 50, d'entailles transversales faites au moyen d'un large couteau et d'une profondeur d'un centimètre environ, pensant activer de cette façon la croissance du végétal. Je n'ai pas besoin de démontrer qu'il agit ainsi en sens contraire du but à atteindre, mais, chose grave, il fournit par cette coutume barbare des portes d'entrée nombreuses aux fourmis blanches qui, trouvant une ouverture, s'insinuent par ces blessures entre l'écorce et le bois, causent les ravages que Ion connaît et détruisent rapidement un arbre en pleine vigueur.

Récolte. — La récolte commence en juillet, à partir du sixième mois annamite, et se continue jusqu'en octobre. Les fruits étant cueillis à la main, il n'y a guère de dommages causés aux branches basses mais, pour atteindre celles de la partie supérieure, l'indigène monte dans Tarbre, et, dans cette opération, brise maints bourgeons ; parfois il applique dans la masse du feuillage une échelle de bambou qui, quoique légère, cause les mêmes dégâts. D'autres fois, il attire à lui, grâce à un bambou recourbé, les branches du sommet qu'il arrache violemment.

On comprend facilement qu'après de semblables meurtrissures, il faut au végétal le temps de les réparer, période d'autant plus longue qu'elle est en rapport avec sa lenteur naturelle de croissance. Aussi, dans toute cette région, compte-t-on seulement une bonne année sur trois, alors que la récolte devrait être sensiblement la même chaque année.

A partir de 20 ans, chaque pied donne une moyenne de 40 à 4S kilos de fruits : de 10 à 23 la moyenne est de 30 à 35 kilos. Les fruits, une fois récoltés, sont mis en tas et distillés, ils se vendent de 6 à 9 piastres le picul (60 kilos). Chaque arbre, soit 40 kilos de fruits donne environ 700 gr. d'huile et non 20 kilos K

Dans la majorité des lieux d'exploitation que j'ai visités, les fruits sont directement transportés du lieu de la cueillette dans les appareils à distiller, on y joint ceux en formation qu'on a recueillis sous les arbres et dont j'ai parlé plus haut.

Il serait préférable cependant de faire sécher les fruits avant de les distiller, on se débarrasserait ainsi de la plus grande partie de l'eau qu'ils contiennent, d'où diminution de frais de combustible et économie de temps.

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