‹ La baie d'Hudson [microforme] (volume 2)Chapitre 9 sur 44 · LE PONT DE CUIR · texte numérisé non relu

LE PONT DE CUIR

Le canot était perdu, et avec lui tout ce qu'il <Contenait, ou du moins peu s’en fallait, nos Voyageurs n'ayant sauvé que leurs couteaux, leurs fusils, leurs cornes à poudre et leurs sacs à plomb, tous objets qu'ils portaient sur leur personne, Il ÿy avait encore cependant une autre chose qui avait été sauvée du naufrage, c'était une hache, que Basile avait eu la précaution de jeter sur le rocher au moment où il abandonnait lui-même le canot qui sombrait. Tout le reste, vêtements, robes de buffalo, couvertures, cygnes, ustensiles de cuisine, sacs de provisions, café, farine et viande sèche, tout était perdu, irrévo- <ablement perdu. Chacun de ces objets; selon sa pesanteur spécifique était ou entrainé au fil de l'eau, ou coulé à fond, et demeurait accroché <ntre les pierres dont le lit du fleuve était hérissé. Ils étaient donc perdus, bien perdus, il n'y avait plus à Y penser, et nos voyageurs, jetés sur une pointe de rocher au milieu du couant, ne possédaient plus que les habits qu’ils

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