‹ La Balance des Comptes de Quelques Grands Pays IndustrielsChapitre 13 sur 91 · Ministère du Commerce anglais · texte numérisé non relu

Ministère du Commerce anglais

plus incertaine : on n’a pas trouvé d'autre moyen de l’effectuer que d’appliquer au commerce extérieur total un coefficient déterminé. Sir George Paish, très versé en ces matières, admet pour les primes d’assurances un taux moyen de 0,75% de la valeur assurée et un gain net de 0,25 % pour les assureurs. Pour l'Angleterre, ces gains s’élèveraient donc à 5 millions de £ en 1913. Ce chiffre est même certainement inférieur à la réalité, car 1l ne tient pas compte des assurances très nombreuses contractées en Angleterre pour garantir le transport des marchandises entre pays étrangers, non plus que des assurances terrestres contractées en Angleterre pour des biens situés à l'étranger.

Il n’est pas nécessaire de rechercher les gains que l’Angleterre retire du transit international par terre, celuiici étant presque nul dans un pays insulaire.

B. — Dépenses des touristes et remises des émigrants.

La plupart des statistiques anglaises établies en 1913 négligent ces deux éléments, lacune d’autant plus remarquable que depuis longtemps les mouvements de personnes ont pris en Angleterre une extension régulière

Sans doute peut-on admettre que peu d'ouvriers anglais vont louer à l'étranger leurs services pour des périodes saisonnières : la main-d'œuvre britannique est trop coûteuse pour que les nations continentales puissent l'employer et d’ailleurs, alors que les travaux agricoles exigent presque seuls une main-d'œuvre saisonnière, il y à peu d'ouvriers agricoles en Angleterre.

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Mais les touristes anglais (1) vont fréquemment visiter le continent et particulièrement la France , la Belgique, l’Italie et l’Autriche. Aussi, malgré l’avis de tatisticiens britanniques qui admettent que ces dépenses sont compensées par celles d’étrangers en Angleterre, nous semble-t-il que ces paiements étaient, dès 1913, l’origine de dettes loin d’être négligeables. Malheureusement, aucun chiffre ne peut être donné parce qu'aucune évaluation n’a été faite à cette époque et qu’un tel travail est impossible actuellement.

Plus encore que le tourisme, l’émigration a été de tout temps un des moyens les plus puissants d'expansion économique de l’Angleterre à l’étranger. Elle est dirigée essentiellement vers les Etats-Unis et les colonies ou dominions britanniques et se compose en génétal d’éléments d’une qualité supérieure à celle des émigrants d’autres nationalités. Comme on a constaté en 1913 le départ de 330.000 anglais, on peut admettre qu’ils ont emportéavec eux une somme de5 million de £ environ (2) soit 45 £ par personne. Mais ce chiffre est largement dépassé par celui des sommes rapatriées en Angleterre par les émigrants installés à l’étranger : s’il n’y a pas d'évaluation du nombre des Anglais qui envoient des subsides à la métropole, ni de la valeur moyenne qui peut être expédiée par chacun d’eux, le relevé des «international postal orders » payés en Angleterre et

4. Voir The Economuist, 17 février 1923; Board of Trade Journal, 29 mars 1923. Hobson, The measurement of the balance of the trade, Economica, mai 1921.

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