‹ La Balance des Comptes de Quelques Grands Pays IndustrielsChapitre 12 sur 91 · D’après W. Henderson · texte numérisé non relu

D’après W. Henderson

pour l’année 1913. L'étude des différents chapitres de la balance pendant la période 1914-1924 permettra ensuite de tracer et de comprendre l’évolution qui a marqué le cours des relations internationales de l’Angleterre. Enfin un tableau succint des conditions actuelles laissera entrevoir quelques perspectives d’avenir.

Il, — BALANCE DES COMPTES DE L'ANGLETERRE EN 1913.

L'excédent d’importations de marchandises a atteint en 1913, 142 millions de livres sterlings (840 millions d’importations et 698 millions d’exportations ); ce déficit était encore accru par un excédent d’importations de métaux précieux qui s’élevait à 16 millions de £. Mais les chapitres invisibles, comme on l’a déjà vu dans la période précédente compensaient et au delà ce déficit.

A. — Transport des marchandises et gains dus aux assurances

Les statistiques anglaises prennent comme base d’évaluation des marchandises importées la valeur c.i.f. (cost, insurance, freight) de ces marchandises, c’est-à-dire qu’elles y comprennent les frais de transport et d’assurance et l'intérêt de l’argent pendant la durée du trajet. Au contraire la valeur des exportations est prise f.0.b. (free on board) c’est-à-dire au port d'embarquement en Angleterre. Il convient donc de porter au crédit de la

balance le prix des transports effectués sur navires britann'ques à l'importation puisqu'il a été compris à tort dans les statistiques d’importations; de même les frais de transports de marchandises exportées par navires britanniques, frais qui seront définitivement payés par les importateurs étrangers, doivent figurer au crédit de la balance des comptes de l'Angleterre, Les mêmes calculs devront être effectués dans le cas des assurances. Ces rectifications permettront de connaître les créances et les dettes internationales dont l’échange de marchandises aura été réellement la source pour l'Angleterre. Une évaluation a été faite en 1913 par le Borad of Trade (1) qui a déterminé d’abord comment était réparti le commerce extérieur anglais entre diverses directions principales, puis a établi un prix de transport moyen pour chacune des directions envisagées. D’après la proportion des navires anglais dans le trans-

port des marchandises importées et exportées, il était

facile de déduire les gains de la flotte de commerce britannique. Finalement le « Board of Trade » a évalué es gains à 7.500.000 de £; 1l a ajouté en outre les frais d’avitaillement des navires étrangers en Angleterre et les droits de ports payés par eux, soit respectivement 23 et 13 millions de £, enfin il a retranché du total les frais d’avitaillement des navires anglais à l’étranger, soit le 16 millions de £. Les gains dus au fret s’élèveraient donc en définitive à 94 millions de £, chiffre adopté par tous les statisticiens et économistes anglais.

L'évaluation des recettes d’assurances est beaucoup

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