France, Belgique, Italie, Russie, Roumanie
2. D après les renseignements fournis par le Chancelier de l’Echiquier en Mars 1919, ces placements nouveaux ont atteint 90 millions de £ en 1914, 63 en 1915, 23 en 1916, 15 en 4947, et 9 en 1918; il faut y ajouter encore environ 30 millions de £ de placements non contrôlés.
8. Dont 40 millions de £ de placements contrôlés et 50 millions de placements non contrôlés.
4. Voir Henderson, L’exportation des capitaux anglais avant et après la guerre. Paris, 1924.
se
de ne plus atteindre en 1918 que la somme très faible de 9 millions de £. Au contraire, dès 1919, les valeurs étrangères émises en Angleterre ont été de nouveau beaucoup plus nombreuses et,en 1923, les nouveaux placements anglais à l’étranger atteignaient un chiffre voisin de celui de 1913.
Déjà longue et fastidieuse,cette énumération de chiffres devrait encore être complétée par l'indication du montant des transactions qui ont porté sur des valeurs mobilières anciennement émises et sur des propriétés immobilières. Mais c’est là un chapitre absolument impossible à évaluer, car aucune statistique de bourse ni de banque ne permet seulement d’en avoir une idée et même les organismes d'Etat qui auraient eu intérêt à connaître ces mouvements ne sont jamais parvenus à les apprécier. Il faudrait encore ajouter à cette liste les crédits à court terme privés accordés à l’Angleterre et ceux consentis par elle à l’étranger;mais les difficultés d'évaluation sont ici encore plus difficiles à surmonter. Il a fallu tous les pouvoirs dont disposait le deuxième Comité des Experts pour mener à bien en PARCS une telle entreprise.
On devra donc se contenter de mesurer, par le déséquilibre de la balance des comptes, l'importance de ces deux chapitres réunis. Au contraire, on peut apprécier avec une précision suffisante les paiements d'intérêts effectués par l’Angleterre entre les mains de l'étranger ou les versements qu’elle reçoit de l’étranger en rémunération de ses capitaux placés à l’extérieur.