‹ La Balance des Comptes de Quelques Grands Pays IndustrielsChapitre 36 sur 91 · de pesteas (4 peseta — 2 fr · texte numérisé non relu

de pesteas (4 peseta — 2 fr

(soit en francs : 2.200 millions environ).

1921 : 28.000.000 de liv. st. (4 liv. st. — 50 francs). 91.000.000 de dollars (1 dollar = 13 francs). 120.000.000 de pesetas (1 peseta = 1 fr. 70) (soit en francs : 2.800 millions environ).

1922 : 24.000.000 de liv. st. (4 liv. st. — 54 francs). 87.000.000 de dollars (1 dollar — 14 francs). 160.000.000 de pesetas (1 peseta — 2 francs). (soit en francs : 2.600 millions).

1923 : 28.000.000 de liv. st. (1 liv. st. — 76 francs). 98.000.000 de dollars (4 dollar — 16 fr. 70). 150.000.000 de pesetas (1 peseta = 2 fr 38).

(soit en francs : 4,100 millions).

Il est probable que pour 1924 on peut compter sur un minimum de 4.800 millions.

Des résultats voisins sont obtenus s1 l’on évalue Îles dépenses en francs. Le séjour moyen des Américains étant d’une durée de deux mois et celui des Anglais d’un mois seulement, les frais d'hôtel sont d’environ 60 francs

par jour au minimum (1) et l’on peut admettre que les achats d'objets divers sont égaux au double de la dépense d'hôtel (1). On arrive ainsi à une dépense unitaire de 5.400 fr. pour les Anglais et 10.800 fr. pour les Américains; or, les 700 dollars apportés par chaque visiteur américain correspondent à 9.800 francs en 1920, 9.100 franes en 1921, 9.800 francs en 1922 11.250 francs en 4923 enfin 13.000 francs en 1924; de même les 400 liv. st. d’un visiteur anglais correspondent à 5.500 franss en 1920, 5.000 francs en 1921, les 80 Liv. st. de 1922 à 4.320 francs et les 70 liv. st. à 5.320 francs en 1923 et 5.700 francs en 1924.

Un second contrôle est obtenu par l'examen des opinions de quelques banquiers anglais et amériains ; aucune statistique précise ne peut être fournie par eux, car 1l est impossible de distinguer les chèques tirés à l’occasion d'opérations commerciales deceux encaissés par des touristes. Mais la valeur des lettres de crédit circulaires peut former une conviction à ceux qui en ont connaissance. Les résultats suivants nous ont été communiqués :

D’après les chèques tirés sur des banques américaines :

150.000 dollars en moyenne par jour en 4920,soit 54.750.000 dollars par an.

220.600 dollars en moyenne par jour en 1921, soit 80.300.000 dollars par an.

200.000 dollars en moyenne par jour en 1922, soit 73.000.000 de dollars par an.

250.000 dollars én moyenne par jour en 1923, soit 91.000.000 de dollars par an.

1. D’après les renseignements de la « Chambre nationale de l’hôtellerie française » et du « Syndicat des hôteliers ».

LA BALANCE DES COMPTES DE LA FRANCE 107 D’après les chèques tirés sur des bänques anglaises :

70.000 liv. st. en moyenne par jour en 1920, soit 25.550.000 liv. St-Wpar' an:

80.000 Liv, st. en moyenne par jour en 1921, soit 29.200.000 Liv. st. par an.

70.000 liv. st. en moyéhne par jour en 49922, soit 25.550 000 Liv. st. par an.

80.000 liv. st. en moyenne par jour en 1923, soit 29.000.000 de liv. st. par an.

Enfin, on peut citer l'évaluation établie aux Etats- Unis des dépenses des touristes américains en déhors de leur pays : 150.000.000 de dollars en 1920, 200 en 1924, 300 en 1922.

Nous admettons donc comme proches de la réalité les résultats suivants :

1020 men Om. 2.220 millions de francs.

DA RS TE - 2.280 millions de francs.

4922::::3.:..:. 81000 millions de francs, 11929 Lo 4.000 millions de francs.

LOTERIE Er k.800 millions de francs.

On peut comparer notre évaluation avec celle du Bulletin quotidien d’études et d'informations ‘économiques, celle dé M. Décamps, qui est de 2 à 3 milliards pour 1923, celle du Bulletin dé la Banque nationale du commerce extérieur, qui est de 5 milliards pour la même année.

20 Recettes dues au fret. — Les importations de mar: chandises sont évaluées par la statistique des douanés d’après leur valeur c. 1. f. ( cost, insurance, freight), c’est-à-dire le prix payé à l’étranger augmenté des frais de transport et d’assurances, Il faut donc rétablir à

notre crédit la valeur des transports et assurances effectués par des entreprises françaises et indûment placés à notre débit.

Les exportations, au contraire sont évaluées f. 0. b. (free on board ); nous sommes donc créanciers de l’étranger pour les transports et assurances d’exportations effectuées sur navires français.

En définitive, toutes les recettes de nos entreprises de transports et d'assurances maritimes doivent venir en déduction du déficit de la balance du commerce. Il est nécessaire, toutefois, de retrancher du total obtenu les recettes de transports et d’assurances de marchandises en provenance ou à destination des colonies, car les relations avec les colonies (sauf l’Indo-Chine) ne donnent pas lieu à transfert international.

Les recettes de transports maritimes ont été particulièrement élevées pendant la guerre, maigré la diminution sensible du tonnage transporté, à raison de l’accroissement bien plus rapide des prix de transport. L'évaluation de ces gains a été faite de la manière suivate : comme les statistiques françaises ne donnent pas ‘ie tonnage des marchandises transportées sur navires français, mais seulement le tonnage des navires français et étrangers entrés et sortis, on a appliqué le rapport entre les navires français et les navires étrangers au tonnage total des marchandises. Puis, des études parues dans diverses revues (1) ont permis de déterminer les

4. Notamment le Statist, les circulaires du Comité central des armateurs de France, le Fair play, le Brassey’s naval.and shipping annual.

taux moyens de fret applicables au tonnage obtenu et de connaître ainsi rapidement les gains de transports maritimes. Les chiffres du temps de guerre sont surtout des indications; en effet, les moyennes des prix de fret établies pendant la guerre ne correspondent que fort peu à la réalité, à cause des variations considérables des prix d’affrètement et de transport, selon chaque contrat et la date de sa conclusion; enfin, aucune étude d’ensemble n’a été faite en France m à l’étranger dont les résultats puissent être rappro:hés des nôtres.

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