dollars
2. Emprunts de 50 millions de yens chacun. V. Annuaire statistique de la France.
sommes que le gouvernement français a déboursées en France pour lé compte des troupes d'occupation.
Quant aux Hvraisons en nature elles sont comprises dans les statistiques d'importation; on doit donc considérer que c’est l'intérêt de la dette allemande; qui est la contre-partie de ces importations et porter leur valeur à notre crédit.
D’après un résumé publié par l'Agence comptable des paiements de réparations (1), les recettes nettes qui ont
1. L'Agence comptable établit les recettes et paiements effectués par l’Allemagne et par la France, soit au titre des réparations, soit au titre des frais d’occupation. Le compte du Trésor : « Dépenses et versements à recevoir en exécution du Traité de paix » n’a pas encore été servi depuis le début de lexécution du traité.
Note sur les paiements et dépenses en exécution du Traité de paix, dans la mesure où ils affectent la situation internationale de l'Allemagne et de la France 3 1920. Versements en espèces : 381 millions de francs; li-
vraisons en mature : 2.295 millions de francs ; livraisons en marks-papier : 620 millions de francs. — Total : 3.296 millions.
Coût des armées d’occupation : 2.304 millions, dont 800 millions dépensés en Allemagne; avances de Spa : 791 millions. — Total : 1.591 millions.
Transfert net : 170 millions.
1921. Livraisons en nature : 475 millions de francs, livraisons en marks-papier : 161 millions de francs.— Total : 636 millions.
Coût des armées d'occupation: 518 millions, dont 180 dépensés en Allemagne.
Transfert net : 456 millions.
1922% Livraisons en nature : 599 millions de francs: livrai-
7 ©sons en marks-papier : 184 millions de francs. —
Total : 786 millions.
Coût des armées doccupation : 478 millions, dont, 160 dé-
pensés en Allemagne.
Transferts net : 626 millions.
donné lieu à transfert international en faveur de la France s’elèvent à 1.705 millions de francs en 1920, 456 millions en 1921, 656 millions en 1922. Les résultats les plus récents comprennent la période 1er janvier 1923 31 août 1924 et montrent que 1.896 millions de francs ont été transférés (30 de l’occupation normale, 1.048 de l'occupation de la Ruhr, 818 de l’opération de prise de gage); il est à peu près certain que la totalité de ces gains doit être portée au bénéfice de Pannée 1924 et qu’en 1923 les recettes réalisées ont seulement permis de compenser les dépenses effectuées. Il faut, en outre, tenir compte
[Suite de la note précédente]
1923. 31 août 1924 : 10 Occupation de la rive gauche du Rhin Livraisons en nature : 100 millions; livraisons en marks papier : 262 millions — Total: 362 millions.
Coût des armées d'occupation : 766 millions, dont 280 dépensés en Allemagne.
Coût de la commission de contrôle : 52 millions
Transfert net : 30 millions.
20 Occupation de la Ruhr :
Livraisons en nature : 1.148 millions; versements en espèces et divers : 400 millions.
Coût des armées d’occupation : 823 millions, dont 500 dépensés en Allemagne.
Transfert net : 1.048 millions.
30 Opération de prise de gage :
Recettes diverses (revenus budgétaires, recettes de la régie des chemins de fer, prélèvement de 26 p. 100) : 2.226 millions.
Dépenses des organismes de prise de gage (frais de perception, frais des chemins de fer) : 888 millions, dont 300 dépensés en Allemagne.
Transfert net : 588 millions.
En outre, sur le bénéfice d’exploitation de 1.338 millions la France a reçu jusqu'ici 230 millions.
en 1924 des versements qui résultent de l'application qu plan Dawes, soit 720 millions de francs.
Il est évident d’ailleurs, comme nous le disions plus haut, que ces chiffres ne correspondent nullement aux gains que ces transferts représentent pour le budget français.
Un dernier chapitre doit prendre place dans l’évaluation de la balance : l'intérêt des crédits à court terme Bien qu’il paraisse illogique de les placer ici avant la détermination des crédits eux-mêmes, que nous voulons réserver pour l’étude d’ensemble de la balance des ‘comptes, nous admettrons que les crédits ont été de 3 milliards pendant l’année 1920, 15 milliards pendant l’année 1921, 11 en 1912 et 7 en 1923. Ces fonds ne reçoivent qu’un intérêt très faible, car la plus grande partie représente des avoirs en francs dans des banques françaises ou chez des commerçants français, ou des valeurs à très court terme. L'intérêt est d'autant plus faible qu’il y a eu plus de spéculation. D’après les renseignements fournis par quelques banques, nous avons appliqué le taux de 3,5 p. 100 en 1920, 2 p. 100 en 1921, 2,2 p. 100 en 1922 et 2,8 p. 100 en 1923 et obtenu les intérêts suivants : 100 millions en 1920, 300 en 1921, 240 en 1922 et 200 en 1923.
Après ces évaluations arides, trop remplies de chifires malheureusement indispensables, nous sommes à même de présenter la balance des comptes de la France dans son ensemble; mieux qu’un long développement les deux tableaux ci-après donneront au lecteur une 1impression complète de l’équilibre de la balance:
Meynial 9
La
Balance des comptes 1914-1948 et 1919
De. 0