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III. — SyYNTHÈSE DE LA BALANCE INTERNATIONALE DES COMPTES DE LA FRANCE (1914 À 1924)
L'équilibre de la balance des compte a été réalisés de manière très différente pendant les différentes années de cette période. De 1914 à 1918, les excédents considérables d’importations de marchandises, que réduisent déjà les exportations de métaux précieux, les dépenses des touristes étrangers et des armées alliées et les gains de fret, sont principalement balancés par les importants crédits obtenus des gouvernements ou des banques étrangères, les emprunts à long terme et les ventes de valeurs étrangères, tandis que se compensent à peu près les prêts à des alliés et les dettes d'intérêts avec les créances d'intérêts et de quelques services moins importants (assurances, transit..); c’est un endettement de la France, auquel les emprunts et la liquidation du portefeuille de valeurs étrangères donnent un caractère définitif, tandis que les crédits des gouvernements alliés paraissent sujets à revision.
Ainsi la balance présente un solde créditeur qu’explique le reliquat de crédits dont la France dispose alors dans les banques ou les trésoreries étrangères. L'état du compte du Trésor français (1) aux Etats-Unis, à la fin de 1918, présente, en effet, un solde créditeur, en notre faveur, de 169 millions de dollars, soit plus de 900 millions de francs. La Trésorerie britannique n’a pas fait publier de chiffres semblabies, mais il est à