‹ La bande du cheval noir [microforme]Chapitre 17 sur 55 · LES MÊMES, MONTREUIL, DIGONAR D · texte numérisé non relu

LES MÊMES, MONTREUIL, DIGONAR D

MONTREUIL amis.

CHALUMEAU (cfrayé).— Hein ?... de quoi ?...

qui vive ?

DIGONARD.—Ne Craignez rien ; nous ne venons Pas troubler nos ébats nocturnes ; monsieur et moi nous sommes à Ja recherche de quelqu'un.

CHALUMEAU, — Quelqu'un ?... connais pas.

Nous n'avons personne de ce nom:-là,

MONTREUIL. —Dites-moi, mes bons amis, n’avez- VOLS pas remarqué ici depuis quelques jours un jeune homme pauvrement vêtu, mais d'une figure distinguée,

PLURE D'OIGNox.— D'une figure distinguée ?

C’est peut-être moi qu'y cherchent.

CHALUMEAU.— Attendez donc, j'ai peut-être ben votre affaire. Comment qu'y se nomme, vot’jeune homme ?

DIGONARD.—I] se nomme Paul Didier.

Dipier.— Paul Didier !

PAUL (qui se tenait couché au bas de la pile de

Llanches).—Mon nom !.…. (Se rapprochant.) Hein, que me veut-on ? qui m'appelle ?

DiGoNARD.—C'est lui!

MONTREUIL.— C'est lui même !

—Deux mots, s'il vous plaît, mes

PauL.—Digonard !... Montreuil !

CHALUMEAU (à part).—Tiens, tiens, tiens. y se connaissent.

PauL.--Que me voulez-vous ? Quel motif vous amène ici?

MONTREUIL Tu vas le savoir ; mais d’abord fais éloigner ces braves gens,

PAUL —Veuillez me laisser, mes amis.

CHALUMEAU.— Ça suffit. du moment que c’est un secret entre ces messieurs et vous... on s'en va... Allons nous coucher.

Tous.—Allons nous coucher. (ZZs descendent dans les bateaux. (

BAGNOLrT (bas). —Ici, nous pourrons tout entendre. (75 se placent tous deux à droite, Bagnolet derrière un tonneau, Didier derrière un poteau d'amarrage, et écoutent.)

Dipier.—Dans quel état, grand Dieu !.., Oh!

mon cœur se brise... et je voudrais.

BAGNOLET.—Silence, et écoutons.

Page 1