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11eS..e
Vous allez entrer dans ma famille, épouser ma fille unique. J'entends que dès aujourd'hui vous me traitiez en beau-père.
PauL.—Mais je ne sais encore si je puis.
MonTReuIL.—Croire à ton bonheur...mais certainement, mon cher! c'est une chose arrêtée, conclue.
DEsRosiERs.—Et depuis longtemps entre votre pauvre père et moi..]Je remplis sa dernière volonté, et je crois que je n'aurai qu’à m'applaudir.…
PauL.—Mon père !... Ah! oui, vous avez connu mon père |
DESROsIERS.—Si je l'ai connu, moi! son vieil ami Desrosiers |
PauL (à part) —Desrosiers !
DESROSIERS.—Ah ça, mais vous ne pouvez ignopor...
MoNTREUIL (vivement). — Rien, absolument rien... [ls:'' lien que son père avait projeté pour lui cet he: : :: mariage. C’est la joie, le bonheur
qui lui trouvient la tête.
DESRoSIERS.— Vraiment ?.. Eh bien je puis vous le dire en confidence ; de son côté, sans vous avoir jamais vu, ma fille ne rève qu’à vous.
PAUL.—A moi ?
DESRosIERS.—Oui, ouil... Plus d’une fois je l'ai entendue prononcer votre nom avec fierté, avec orgueil.
. PAUL.—Mon nom! que signifie ?.…
DESsRosIERS.—Plus d’une fois je l'ai surprise lisant un journal qui parlait de vos expéditions, de vos dangers.
PAUL.— Qu’entends-je... mes expéditions... mes dangers ! (4 part.) Oh! je vois. je comprends.
MoNTREUIL.—Ah ! le fait est que le nom de Didier est devenu célèbre.
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DiconarD.—Très célèbre !.. C'est un gaillard qui ira loin.
DesrosiErs.—Je le crois. aussi dès demain, jeune homme je veux vous présenter ma fille.
et aussitôt après nous signerons le contrat.
MoxTREUIL.—Eh bien, mon ami, que te disaisje de la rondeur, de la franchise, de la bonté de ce cher M. Desrosiers P
PauL.— Oui tant de bonne foi, de confiance me touchent et m'émeuvent.
DiGoNARD.—Et moi donc! j'en pleure, monsieur, j'en pleure, ma parole d'honneur.
DEsRosiERs-—Mon cher Didier, entre nous les discussions d'intérêt ne sauraient être sérieuses.
MonTREUIL —Des discussions, allons donc, il ne peut y en avoir.
DESROSIERS.— Aussi c'gst à table que je veux vous soumettre les clauses du contrat que j'ai fait préparer.
MoNTREUIL. — À merveille, nous arroserons chaque article de bordeaux ou de champagne.
DESsRosIERSs —Mon notaire ne demeure qu’à deux pas, notre dîner n’est pas prêt, et j'ai bien envie.
MonrTrEuIL.—Excellente idée... On ne saurait trop se hâter de les rendre heureux.
DESROSIERS.—Au revoir donc ; dans un instant nous nous retrouverons ici. Ah! je sens que je n'aurai qu'à m'applaudir..… (77 sort.)