SCÈNE VII
MONTREUIL, DESROSIERS, puis D'IGONARD.
DEsrosiERs.—Eh bien ! où court donc M. Digonard ? je viens de le rencontrer. il a failli me jeter à la renverse!
MONTREUIL (à part).—Allons, de l'assurance.
(Zaut.) Il revient dans la minute. c’est une petite affaire qui l’occupe.. et je pense.
DESROSIERS.—Ah ça ! vous avez commandé le diner ?
MowTREUIL.—Le diner... oui, oui... il doit être prêt. (4 part.) Et Digonard qui m’abandonne…
DESROSIERS.— Vous voyez, je n’ai pas perdu de temps ; voici les papiers, le contrat.
MoxTREUIL — Quelle diligence !
DESROsIERS.—Dès demain, nous pouvons tout terminer
MonTREUIL.—Dès demain.
DESROSIERS.— Ah ça, et notre jeune homme ?.….
MonTREUIL.— Didier ?.. Et! tenez, justement j'aperçois Digonard qui va nous donner de ses nouvelles... (4 Digonard, qui entre.) Eh bien?
DiGoNARD (bas).—Tout est perdu !
DEsrosiers.—Hein ! que dit-il?
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MoNTREUIL (avec aplomb).—Tout est arrangé...
DicoNarD (bas).—Mais non, mais non, il ne veut pas entendre parler de ce mariage.
MONTREUIL (même jeu).—Ce mariage est le plus cher de tous ses \ œux.
DiGonARD (bas).—Il va quitter le pays, s'éloigner pour toujours !
MONTREUIL (même jeu)—Dans un instant il sera près de nous.
DESROSIERS.— Allons. c'est fort bien. et je n'ai qu'à m’applaudir.
DiconarD (bas).—Mais tu ne comprends donc pas ?.. un obstacle insurmontable.. ce frère.
MonTREUIL (bas).—Un obstacle, dis-tu ? n’importe !.… je le briserai.. (Du fon Ze plus léger.) À table, messieurs !.…
DESROSIERS ET DIGONARD.—A table! (CZangement à vue.)
Second Tableau.
Un cabaret de bas étage.