SCÈNE VI
LES MÊMES, DIDIER, BAGNOLET, av fond.
Dipier.—Un instant !
PauL.—Qu'ai-je vu ?
Dipier.-—C'est une affaire grave. Il vous faut un appui, et je viens vous en servir. MonNTREUIL.—Quel est donc cet homme ?
PauL.—Lui ! mais c’est.
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1 nous Ison, tu in, Si tu prix-là.
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le faut.
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Diner (/'arrêtant).—Silence ! Vous étiez deux à lui donner un mauvais conseil, vous permettrez que je sois là pour lui en donner un bon.
D1GoNARD (é/evant la voix).—Mais, monsieur.
Dipier.— Mais, monsieur, cela me convient ainsi. (MWeftant les papiers dans sa poche.) Plus tard nous examinerons cette affaire.
MonrreuiL.—Plus tard, c’est impossible, il faut que sur-le-champ.…
Dipier.—Je ne vous parle pas, monsieur.
BAGNOLET à part).—Bravo! je vais l’attendre dehors. (77 sort.)
Dipier (à Paul) —Et maintenant, voulez-vous contracter le mariage qu’rn vous propose P
PauL.—Non, non, plus de mariage, plus d'ambitinn.
Dipier.—Dieu soit loué! partons!
PAUL.—Partons |
DiGONARD. — Mais il emporte la reconnaissance.
MoNTREUIL (/eur barrant le passage). —Permettez, monsieur, je veux savoir de quel droit.
Dipier.—De quel droit ie renverse vos ignobles desseins ? de quel droit je déjoue la plus lâche imposture ?.. de quel droit, enfin, je ne veux pas que vous déshonoriez mon nomP…..
MonTREUIL — Votre nom !…
DipiEr.—Oui, monsieur, oui, mon nom ; car je m'appelle Charles Didier !..… je suis son frère!
MONTREUIL ET DIGONARD. — Son frère |
Dipier.—Viens, Paul, viens ; partons! (Z/s sortent.)
MonTREUIL.—Son frère! son frère de retour !
DiconarD (fombant accablé sur une chaïse).— Tout est perdu! Ah! mon Dieu! il emporte
OÙ
mes habits, mes bijoux... il va monter dans ma voiture ; courons !.… (27 sort Drécipitamment )
MONTREUIL (seu/).—Partis |... partis ensemble ! et cette fortune, ma dernière chance, mon unique espoir, m’échapperait !... Oh! non, non, je ne me laisserai pas si facilement abattre, moi, le chef de la Bande du Cheval-Noir. Jusqu'ici je n'ai employé que la ruse et l'adresse, mais, s’il le faut, j'emploirai la force et la violence.